Salinger, mort et heureux de l’être

Par Benard


Une université britannique a dévoilé les lettres et les petits secrets de l'ermite Américain. Dans le même temps, un hommage littéraire à « l’Attrape-cœurs » tente de sortir des griffes de la justice. J.D. Salinger n'aurait sans doute pas beaucoup aimé ça
Une université britannique a dévoilé des lettres écrites par J.D. Salinger, disparu en janvier dernier. (AP/Sipa)


John David California n’est pas le vrai nom de John David California. Son prénom n’est même pas John David. En réalité, il s’appelle Fredrik Colting. Ce drôle de Suédois a sans doute choisi ce drôle de pseudonyme pour les initiales « J.D. », qui évoquent celles de Salinger. Et pour cause : J.D. California a signé, il y a deux ans, un livre intitulé « 60 years later : Coming through de Rye », qu’on pourrait transposer ainsi : « l’Attrape-cœurs, 60 ans après ».On y retrouve une version senior de Holden Caulfield, l’ado fugueur de Salinger, qui fuit cette fois sa maison de retraite pour à nouveau se rendre à New York. L’idée de cet hommage en forme de parodie a beau être sympathique, elle n’a pas été du goût de tout le monde. On se souvient que les avocats de l’écrivain ermite avaient fait interdire ce livre aux Etats-Unis. Ils avaient considéré que California était un plagiaire, parce que les contenus et les styles des deux récits se ressemblent. Le fait que Salinger soit même devenu un personnage du roman de California avait dû les conforter dans cette idée. Les avocats sont parfois plus bêtes que les évidences.

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