"Chuck vs. the Push Mix" (Chuck - 4.13)

Publié le 02 février 2011 par Shoone

Chuck: 4.13 Chuck vs. the Push Mix


Cet épisode aurait pu être le dernier de la saison, voire de la série. Mais il ne l'a pas été. Et tant mieux. Quelle frustration cela aurait été de finir sur un tel épisode! Pas mauvais en soi, il ne manquait d'ailleurs pas de passages qui m'ont  amusé, le numéro de contorsionnisme de Morgan en tête, mais il avait ce goût de bâclé dont je n'ai pas réussi à me défaire, qui m'a empêché de le savourer pleinement. ça se sentait clairement, les scénaristes avaient le souci de résoudre au mieux toutes les intrigues dans ce pseudo-final. Le problème c'est qu'ils s'y sont pris de façon un peu trop expéditive, faisant de Volkoff, qui jusqu'alors s'était montré fin stratège et toujours soucieux d'assurer ses arrières, un bad-guy de seconde zone qui se laisse embobiner à la première occasion par les subterfuges de Chuck et Morgan. On remercie quand même Timothy Dalton et Zachary Levi pour leurs excellentes performances, notamment lors de la confrontation dans la cabane d'Orion, qui permettent d'insuffler un minimum d'intensité à la conclusion de l'arc sur Volkoff. De son côté Linda Hamilton signe une interprétation de Frost toujours aussi impeccable, avec là encore, une très forte confrontation avec Volkoff, mais ne bénéficie pas vraiment d'un meilleur traitement pour son intrigue qui voit la fin de sa mission couverture. Après tant d'années à jouer les agents-doubles, c'était un moment attendu comme un grand évènement. Finalement, ça passe limite inaperçu. On ne mentionne même pas ce qu'il advient de son statut en tant qu'espionne au sein de la CIA, une fois Volkoff sous les verrous. Remaquez, à cet instant-là, elle avait un peu d'autres chats à fouetter. Il y avait sa fille qui donnait enfin naissance, entre autres.

Pour l'accouchement d'Ellie, la série joue la carte de l'humour, un choix judicieux qui permet de ne pas trop tomber dans la niaiserie. L'arrivée de la jeune femme à l'hôpital se fait alors d'une façon totalement surréaliste: sous l'escorte d'agents de la CIA, pendant que Devon panique à l'idée de ne pouvoir faire écouter sa playlist indie à son enfant dès sa naissance. Cette fameuse playlist ayant été dérobée par Jeff et Lester, qui ont une toute autre idée de ce que devrait écouter un nourisson à sa naissance. C'est donc finalement sur fond de Push It entonné par Jeffster, plus barré que jamais, que la soeur de Chuck met au monde la petite Clara. Mais malgré ce savoureux aspect déjanté, là encore l'intrigue est un peu précipitée. Je ne m'attendais d'ailleurs pas à voir Ellie accoucher si tôt. Pour autant, la conclusion très tendre sur les Bartowksi réunis autour de la nouvelle arrivante dans la famille et les (tant) attendues fiançailles de Sarah et Chuck, très sobrement mises en scène, n'en restait pas moins très sympathique. Oui, c'était niais, mais parfois, quand je regarde Chuck il m'arrive d'avoir un coeur aussi.


En conclusion, première déception de la saison pour Chuck. Après 12 épisodes quasi sans fautes cela devait forcément finir par arriver. Cela dit mes attentes étaient peut-être trop hautes aussi. N'empêche, même si je ne me suis pas ennuyé, je ne peux m'empêcher de ne pas être tout à fait convaincu par les conclusions accélérées des différents arcs dans cet épisode. Heureusement, la série a droit à encore 11 épisodes pour vite rattraper ça.