Vous travaillez plus, nous remboursons les riches

Publié le 24 janvier 2008 par Najib Gadi
Des caisses vides
P
endant sa dernière conférence de presse, M. Sarkozy a lâché devant 600 journalistes une phrase que toutes les chaines (privées et publiques avec pub) ont ignoré :
« S'agissant du pouvoir d'achat, qu'attendez-vous de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ou que je donne des ordres à des entreprises à qui je n'ai pas à donner d'ordre. »
Les caisses sont peut être vides mais pas pour tout le monde :
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468 contribuables parisiens viennent de se partager un chèque de 42,847 millions d'euros, soit un chèque, pour chacun de ces foyers, de 91 555 euros. Source
- En septembre 2007, 2398 contribuables ont touché chacun 50.000 euros en moyenne grâce au bouclier fiscal. Source
- Une riche héritière a reçu un chèque de trop perçu de 7,7 millions d'euros. Source
- 27 000 euros par personne, pour plus de 1 000 sportifs professionnels. Source

L'espoir pour la France
On m'a dit aujourd'hui que l'espoir pour la France en 2012, c'est le "retour" de Dominique Strauss-Khan !
Ce n'est pas lui, en tant que ministre des finances, qui avait demandé que l’impôt sur les stock-options soit inférieur à l’impôt normal et qu’ainsi un patron bénéficie d’un système fiscal dérogatoire par rapport à sa secrétaire ? Ce n'est pas lui qui est Directeur du FMI actuellement ?
Voici des extraits du dernier rapport du FMI sur la France et qu'on peut trouver facilement sur la page d'accueil du site de l'organisation :

« L'élection d'un nouveau président et la nomination d'un gouvernement ouvertement réformateur offrent à la France l'occasion historique de renouer avec une croissance soutenue où chacun verrait ses opportunités accrues »
« Par conséquent, nous saluons la décision de ne pas accorder de coup de pouce au SMIC en 2007 et suggérons qu'elle soit pérennisée ».
« L'objectif d'assouplissement des 35 heures est louable, car il permet aux entreprises de bénéficier d'une plus grande souplesse et de réduire leurs coûts salariaux indirects ».
Revoir le « licenciement économique, de manière à faciliter les ajustements de main-d'œuvre sans passer par la solution, coûteuse, du licenciement individuel ».
«Le système judiciaire devrait moins intervenir dans les relations entre employeurs et salariés».
L'espoir pour la France c'est le jour où les gens comprendront qu'il y a une grande différence entre "des gens de gauche" et "des gens catalogués à gauche mais qui sont idéologiquement de droite"