Le Toupin a reçu du courrier à la suite de la publication relative à la “maison du bourreau”, des questions aussi sur la dernière exécution.
Voici ces ajouts fort intéressants:
“Merci pour l’info… que de souvenirs d’enfance à arpenter les ruelles aux alentours de cette fameuse “maison du bourreau”. J’ignorais que la municipalité la vendait. Ayant été également membre de la Société d’Etudes Archéologiques, je suis certain que Mr. Gayrard défendra ce patrimoine judiciaire.
Une seule rectification à apporter à l’article: si sous l’ancien Régime, les condamnations à mort s’exécutaient devant cette sinistre demeure; en revanche sous l’Empire, la Restauration, et la République, celles-ci se firent sur place publique, devant l’ancien Palais de Justice et Maison d’Arrêt: Place René Cassin; et les dernières furent exécutées dans la cour même de l’ancienne prison (actuel centre Hermes). Au Moyen Age, la guillotine n’existe pas, et les moyens d’exécution étaient alors des fourches patibulaires, retrouvées, il y a qualques années, sur la colline des Selves, derrière la chapelle Notre Dame des Selves (situées sur une hauteur afin d’imposer la justice seigneuriale à la vue de tous). Triste histoire des condamnations à mort …”
François Volpi, dracénois , étudiant à la Sorbonne
Merci François de ces précisions.
Commentaire d’un lecteur : “Il faut trouver un moyen, (local, départemental, national ?) pour empêcher que la maison du bourreau soit vendue à une association autre que culturelle pour la sauvegarde du patrimoine.” (Gayol)
Réponses aux questions de Jean-Pierre Audevie:
Le dernier condamné à être exécuté en France s’appelait Hamida Djandoubi, il avait 31 ans, et il restera dans l’histoire comme le dernier condamné à mort en France. Le 10 septembre 1977, il a été guillotiné à la prison des Baumettes de Marseille.
Christian Ranucci l’avait précédé en… juillet 1976, ainsi que Jérôme Carrein, en juin 1977
François Mitterrand avait promis d’abolir la peine de mort, ce qui a été fait le 9 octobre 1981. Le 19 février 2007, Jacques Chirac a fait inscrire dans la Constitution française que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ».