Nos amis les dictateurs

Publié le 13 février 2011 par Noug
Ils règnent en maîtres, torturent les opposants et pillent leurs pays...
Ce sont des dictateurs, mais au nom du réalisme politique, les grands pays démocratiques n'osent pas les mettre au banc des Nations. En Tunisie, la chute de Ben Ali a révélé l'aveuglement de la France vis -à-vis de ce régime autoritaire.
Qu'ils s'appellent Ben Ali, Baby Doc ou Bokassa, enquête sur ces dictateurs avec qui on fait du business, sans trop se poser de questions.
Jusqu'où peuvent aller les complicités ?
Comment Jean-Claude Duvalier, accusé de crime contre l'humanité, a-t-il pu vivre tranquillement pendant 25 ans dans le sud de la France ? Que faut-il accepter pour pouvoir signer des contrats avec ces chefs d'État peu fréquentables ?
Des châteaux en ruine de Bokassa aux hôtels particuliers de la famille Ben Ali, “Complément d'enquête” sur ces dictateurs qui aiment tant la "Patrie des droits de l'Homme".
REPORTAGES :
- Ben Ali, les bonnes affaires du gendre
On le présentait comme le successeur de Ben Ali. A 31 ans à peine, Sakher el Materi, gendre du président déchu était en France quand le régime Tunisien vacillait. Depuis c'est un fugitif, qui laisse derrière lui un empire économique en déshérence. Comment ce golden-boy a-t-il pu amasser en quelques années une fortune colossale ? Automobile, tourisme, finance, médias, en France aussi, il était devenu un partenaire privilégié. De son palais d'Hammamet à son hôtel particulier parisien, enquête sur l'incroyable fortune et la chute du gendre en or de Ben Ali.
- Baby-Doc, un voisin très discret
En débarquant à Port-au-Prince à la mi-janvier, Baby-doc est ressorti des oubliettes de l'histoire. Jusque-là, cet ancien dictateur haïtien, accusé d'avoir torturé ses opposants et pillé son pays, coulait des jours heureux en France, sans jamais avoir été inquiété. Sans titre de séjour, sans statut de réfugié, de quelles complicités a-t-il bénéficié ? Retour sur un exil de 25 ans, du train de vie fastueux des premières années sur la Côte d'Azur à la semi-clandestinité de ces derniers mois.
- La nostalgie Bokassa
De Bokassa, on se rappelle du sacre fastueux, des accusations de cannibalisme et des diamants qu'il offrit à Valéry Giscard d'Estaing... Renversé en 1979, condamné à mort, considéré comme un tyran sanguinaire, Jean Bedel Bokassa vient d'être réhabilité officiellement dans son pays, la Centrafrique. Il est désormais Père de la Nation et célébré par le nouveau Président comme un héros national ! Avec ses fils et ses héritiers, reportage à Bangui et dans les châteaux français de l'ancien dictateur.
INVITES
  • Rama Yade (ancienne secrétaire d’Etat chargée des droits de l’Homme)
  • Marie-France Bokassa (fille de Jean-Bédel Bokassa)
  • Roland Dumas (ancien ministre des affaires étrangères)
  • William Bourdon (avocat, spécialiste de la défense des droits de l’homme)
Date(s) : 14/02/11 - France 2 - 22h05