Jack SPICER

Par Antwan
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There was nothing at the edge of the river
but dry grass and cotton candy
« Alias », I said to him. « Alias
somebody there makes us want to drink the river
somebody wants to thirst us. »
« Kid », he said. « No river
wants to trap men. There's aint no malice in it
try to understand. »
We stood there by that little river and Alias
took of his shirt
and I took of my shirt
I was never real. Alias was never real.
Or that big cotton tree or the ground.
Or the little river.
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Ùn c'era nienti à u bordu 'lla vadina
arba sicca cutonu candì è basta
« Alias » l'aghju dittu. « Alias
calchissia quici ci vurria fà bia a vadina
calchissia ci vurria assità
« Kid », 'ddu dissi. « Nisciuna vadina
vol' chjappà l'omu. Ùn ci hè malignità,
pugna di capiscia. »
Èrami quì à u bordu 'lla vadina è Alias
s'hè tolstu a camisgia da dossu
è mi socu toltu a mea
Ùn aviu più rialità. Alias ùn avia più rialità.
Ne u grandi cutonu ne a tarra ferma.
Ne a pìccula vadina.
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Il n'y avait rien au bord de la rivière
Rien que de l'herbe sèche et du coton candi.
« Alias », lui dis-je. « Alias
quelqu'un ici voudrait qu'on boive la rivière
quelqu'un voudrait nous donner soif. »
« Kid, dit-il, ce ne sont pas les rivières
qui veulent pieger les hommes. Aucune
méchanceté en elles. Essaie de comprendre ».
Nous étions là au bord de la rivière
et Alias enleva sa chemise et j'enlevai la mienne.
Mais je n'avais plus aucune réalité. Alias non plus.
Ni le grand cotonnier, ni la terre ferme.
Ni la petite rivière.
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In --- Billy the Kid --- ed. L'Odeur du Temps --- 2005
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tr. fr. Joseph Guglielmi
tr. cr. Stefanu Cesari