Actus de monaco

Publié le 28 février 2011 par Podcastjournal @Podcast_Journal

Cette semaine a été surtout marquée par la nomination d'un ambassadeur sud-africain et la tenue de la conférence annuelle de Institut d'Etudes Politiques Méditerranéennes – Club de Monaco.


Un nouvel ambassadeur

Le 23 février, au Palais Princier, S.E. Dolana Msimang, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République d’Afrique du Sud auprès de la Principauté de Monaco a remis ses lettres de créance à S.A.S. le Prince Albert II. Elle était accompagnée de Jacques Orecchia, consul général honoraire d’Afrique du Sud à Monaco. Pour leur part, Jacques Boisson, secrétaire d'Etat, Richard Milanesio, conseiller auprès de S.A.S. le Prince, José Badia, conseiller de Gouvernement pour les Relations extérieures étaient aux côtés de S.A.S. Albert II qui, à l’issue de la cérémonie et selon un rituel immuable, a reçu l’ambassadeur pour une audience dans le Salon de Famille. Même si les relations diplomatiques entre la Principauté de Monaco et la République d’Afrique du Sud n'existent officiellement que depuis le 22 janvier 2011, nul n'ignore maintenant les liens particuliers qui unissent les deux pays. En 2005 déjà, la Principauté de Monaco y a mis en oeuvre une politique de coopération et de développement ambitieuse et plus particulièrement dans la province du Cap-Occidental. Ce qui se traduit par de nombreuses actions en faveur de l’éducation pré-scolaire et la promotion des valeurs sportives comme base du développement des jeunes des quartiers défavorisés. S.A.S. Albert II, accompagné de Charlene Wittstock, s’est d'ailleurs rendu en Afrique du Sud le 12 juin dernier et a inauguré un centre sportif dédié à de jeunes enfants défavorisés financé par le Gouvernement Princier, le PNUD, Programme des Nations Unies pour le développement, et la ville du Cap. Autres articles avec des tags similaires

Une réflexion méditerranéenne

Claude de Kémoularia lors de la session 2009. Photo (c) Eva Esztergar / CAP3D Dans le cadre de la Conférence annuelle organisée par l'Institut d'Etudes Politiques Méditerranéennes – Club de Monaco, une quarantaine de personnalités spécialistes de politique étrangère se sont réunies du 25 au 27 février. Pendant ces trois jours, elles ont débattu de sujets d'actualité relatifs au bassin méditerranéen et au Proche-Orient. Outre les thèmes mis au programme des séances plénières, les événements intervenus ces dernières semaines dans plusieurs pays du Maghreb et du Proche-Orient ont été au cœur des débats. La première séance plénière a été confiée à Claude de Kémoularia, ancien ambassadeur et représentant permanent de la France aux Nations Unies, vice-président délégué du Club de Monaco. Dans son allocution S.A.S. Albert II l'a qualifié d'''observateur passionné du Moyen-Orient, fin connaisseur des pays méditerranéens", il a aussi rendu hommage à Patrick Leclercq présent à cette rencontre, "qui fut notre ministre d'Etat et dont les talents de diplomate permettront, je le sais, au Club de continuer à être ce précieux espace de réflexion et d'échange auquel nous sommes tous très attachés". Patrick Leclercq fut en effet ministre d'Etat de la Principauté de Monaco de 2000 à 2005. Dans cette même allocution, le prince Albert II n'a pas manqué d'évoquer les mutations de grande ampleur qui touchent la rive Sud de la Méditerranée et l'écho qu'elles doivent trouver en Europe. Le Club de Monaco dont l'objectif est de rechercher toutes les voies conduisant à un véritable partenariat entre les rives de la Méditerranée, revêt donc cette année une importance particulière.

La Méditerranée expliquée

A propos de cette mer et dans un domaine qui n'est pas si éloigné que celui-ci en définitive, rappelons que dans le cadre de l'année internationale de la biodiversité et à l'occasion du centenaire du Musée océanographique de Monaco, l'exposition "Méditerranée", à l'affiche jusqu'au 20 mai 2012 explique la biodiversité et met aussi en garde contre les menaces qui pèsent sur elle. Inaugurée le 20 novembre dernier, elle dévoile les richesses du Mare nostrum et s'intéresse aux dangers qui les menacent, en s'appuyant sur quatre grands thèmes, prolifération des méduses, acidification des océans, espèces venues d'ailleurs, et menaces d'extinction du thon rouge. L'intense activité humaine qui règne sur les rives méditerranéennes affecte sa biodiversité et dégrade les habitats naturels de nombreuses espèces dont certaines sont menacées de disparition comme le Rorqual commun ou le plancton. Si cette mer où naquirent les plus brillantes civilisations, ne couvre que 1% de la surface des océans, elle abrite 10% des espèces marines connues à ce jour. Grâce à cette exposition enrichie de conférences et d'ateliers, le visiteur prend conscience de toutes ces réalités.

La place d’Armes en travaux

La Direction de l’Aménagement Urbain a mis à profit la période des vacances scolaires de février, où le trafic est moins dense, pour réaliser un certain nombre de travaux autour de la place d’Armes. L'objectif en est d'agrandir la voie de circulation de sortie du giratoire et celle en direction de Monaco-Ville. Depuis le 22 février, la DAU réaménage l’espace autour de la guérite de la Sûreté publique avec un reprofilage du virage et la reconfiguration des jardinières. Sur la place du marché également, il est procédé au reprofilage de la jardinière longeant le giratoire, à proximité de la pharmacie Marsan. Enfin, devant le magasin KIWI, les travaux concernent la réfection du trottoir côté amont - à la hauteur du virage rue Grimaldi/avenue Prince Pierre.

Des photographies uniques

La semaine dernière nous évoquions l’exposition de photographies “Regards sur la Papouasie-Nouvelle-Guinée” qui se tient actuellement en accès libre et gratuit sur l'esplanade du Grimaldi Forum. Nous ne saurions trop la recommander. Ces magnifiques photos dues au couple Bowater, les Ecossais Peter et Georgina, ont été prises au début des années 1970 dans les "Southern Highlands", partie est de l'ile. Elles nous ramènent à une époque à jamais révolue, les habitants avaient eu leur premier contact avec le monde extérieur une trentaine d'années auparavant. Paysages, fêtes, occupations quotidiennes nous permettent d'approcher ces populations. La Papouasie-Nouvelle-Guinée était alors, et depuis 1883, une possession australienne. En 1975, elle acquiert son indépendance au sein du Commonwealth.
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Une loge qui dérange

Le 19 février, a eu lieu la consécration tant attendue de la Grande Loge nationale régulière de la principauté de Monaco, GLNRPM. Des représentants de la Grande Loge unie d'Angleterre, des Grandes Loges unies d'Allemagne et de la Grande Loge nationale française officiaient. Cette consécration a été suivie d'une soirée de gala dans la salle des étoiles du Sporting de Monaco.
Les soixante-dix membres de la GLNRPM se répartissent en trois loges. A leur tête, Jean-Pierre Pastor, le grand maître, Claude Boisson le député grand maître et Franck Nicolas, le grand secrétaire. Les soixante-dix membres de la GLNRPM se répartissent en trois loges. A leur tête, Jean-Pierre Pastor, le grand maître, Claude Boisson le député grand maître et Franck Nicolas, le grand secrétaire.
L'initiation à la GLNRPM exige que l'on soit monégasque ou conjoint d'une Monégasque, ou encore que l'on réside à Monaco depuis au moins dix-huit ans. C'est un bouleversement dans la vie monégasque, en effet jusqu'à ces derniers mois, on considérait que la franc-maçonnerie était incompatible avec le fait qu'à Monaco la religion catholique est religion d'État. L'adhésion de Monaco à la Convention européenne des droits de l'homme a permis l'introduction de nouvelles notions, principalement la légalisation du droit à la liberté d'association. Aussi, dès janvier dernier a-t-on entendu parler de cette consécration qui semblait jusque là bien improbable. Ce qui ne veut pas dire qu'elle ait été très bien acceptée dans tous les milieux de la Principauté. Bernard Barsi, archevêque de Monaco, a rappelé que les catholiques ne peuvent pas appartenir à des loges francs-maçonnes, précisant que leurs membres sont en état de pêché grave et peuvent être excommuniés.

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Colette Dehalle, le 28/02/2011