Arnaqueurs du web - article 2 par Imélia Webdesigner

Publié le 07 mars 2011 par Archipelparfums

Cet article est le second de le série « Les arnaqueurs du web ».
Objectif de cette partie :
- Comment bien choisir son prestataire ?


La suite des conseils donnés par Julie - Webmaster/webdesigner
 
 
Rendons à César au Client ce qui appartient au Client

Il n’est pas rare de rencontrer des clients qui font les choses « trop vite ».
Souvent parce qu’ils ne savent pas que la création d’un site web demande un certain temps et, aussi, de la maturation intérieure. J
e reviendrai plus tard (d’autres articles en perspective) sur la question spécifique du cahier des charges, qui est essentielle pour s’assurer de l’adéquation entre l’attente et le résultat, en revanche je vais insister un tout petit peu aujourd’hui sur le genèse du projet, et sa « gestation ». Il est en effet important de savoir ce que l’on veut, de s’approprier réellement son projet web. Certes, quelqu’un d’autre le réalisera pour vous, mais ce projet est et restera le vôtre.

Partant de là, le prestataire n’est « que » celui par lequel le projet prend vie. Il ne doit pas en prendre complètement les rennes, sans que vous ne puissiez plus rien contrôler. C’est l’élément fondamental de tout projet réussi : pouvoir confier votre demande les yeux fermés à quelqu’un, en sachant que cette personne respectera au mieux vos attentes. Évidemment, il est normal qu’un prestataire vous conseille sur certaines choses à modifier, ajouter, déplacer…c’est son métier, et son regard sur votre projet est le plus souvent pertinent et justifié.

Toutefois, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse: sans filet de sécurité (qui est tissé de l’ensemble des vos attentes indiscutables, sur lesquelles le prestataire devra créer votre site web), un prestataire un peu retords pourra vous faire avaler des couleuvres et vous livrer quelque chose qui se trouvera être à mille lieues de l’idée de base, bien souvent parce qu’il aura profité de vos faiblesses de client « ignorant », et vous aura abreuvé de tout un tas de termes technique qui vous auront fait bien peur et qui vous rappelleront sans cesse que vous n’y connaissez rien. Un client qui a peur est un client conciliant : « je n’y connais rien alors…autant le laisser faire, c’est lui le professionnel ». Et c’est vrai…dans une certaine limite.

Quelques conseils donc, dans cet article et les suivants, pour rester maître à bord

Prenez votre temps !
- Du temps de réflexion d’abord: « je veux être présent sur le web: pourquoi ? pour quoi ? pour qui ? comment ? »
– Du temps de création ensuite: création de la charte graphique, maquettes, intégration, développement…il n’est pas rare qu’un site web mette deux, trois, quatre, parfois même 6 mois à voir le jour (certains mettent même un an…tout dépend de l’ampleur de la plateforme finalement. Imaginez une situation dans le bâtiment: un pavillon ne prend pas le même temps de construction qu’un château de 180 chambres. Et bien, c’est exactement pareil pour un site web: plus il est gros, et plus c’est long  )

Ce temps de création signifie que le développement d’un site implique une collaboration durable entre le client et son prestataire.
Autant donc bien le choisir, s’attarder sur la qualité de sa relation clientèle, son état d’esprit par rapport à son métier… autant de critères qui joueront sur votre sérénité avant, pendant, et après la création de votre site.


 
Conseil n°1: Epluchez les portfolios
A moins que vous ne choisissiez votre prestataire par le biais du bouche à oreille de clients précédents, la plupart des clients n’échapperont pas à la phase « Google est mon ami ».
Les portfolios sont très nombreux sur le web. Quelques mots clés ciblés sur Google vous listeront un nombre affolant de créateurs web en tous genre, de tous horizons, de toutes formations, et des quatre coins de la France (et au delà, même).
Dur ! dur ! Balladez-vous là dedans et mettez en favoris les sites qui retiennent votre attention, pour X raisons: vous aimez le style graphique, la présentation des prestations et/ou des créations vous parle, la personne a l’air sympa…bref, faites une première sélection des prestataires « qui vous tentent ».

 

Conseil n°2 : Faites jouer les références !
Vous êtes client et vous vous apprêtez à faire un (gros?) chèque pour la création de votre site web. Cela vous donne le droit d’assurer vos arrières, et d’exiger des garanties.
La meilleure parole à écouter dans ce cas n’est autre que celle des clients ayant déjà fait appel au prestataire envisagé.
Dans la plupart des cas, vous trouverez sur les galeries de création des prestataires des « témoignages clients » (qui sont une bonne base d’appréciation mais attention, certains les inventent aussi de toute pièce !), et des liens vers les sites réalisés.
Sur ces sites, les mentions légales dont tout le monde se fiche d’ordinaire comme de sa première chemise (mais qui sont cependant obligatoires, monde cruel), vous donneront des informations précieuses, dont un numéro de téléphone.
N’hésitez pas à vous en servir :

« Bonjour, je m’appelle Mme Future Cliente et, j’ai vu que le prestataire qui m’intéresse avait réalisé votre site. Accepteriez-vous de me dire si vous êtes satisfaite de sa prestation ? Comment s’est déroulé le projet ? Avez-vous rencontré des soucis, et comment ce prestataire les a-t-il envisagés/abordés/solutionnés ? »

Les réponses apportées vous aideront déjà à y voir plus clair. Si au bout de deux ou trois coups de fils, vous n’avez que des « vraiment, rien à redire, je suis vraiment très content(e) », il y a de grandes chances que le résultat soit identique pour vous. Si les ex-clients sont mitigés, essayez de creuser un peu pour savoir ce qui a manqué dans le déroulement de la prestation.
Et s’ils sont effarés et bien… il me semble qu’il n’est pas nécessaire de préciser que le nom du prestataire est à rayer de la liste 

Vous avez votre liste de départ… vient maintenant le temps d’entrer en contact.


Conseil n°3 : Analysez le premier échange
Que ce soit pour une demande directe de devis, ou pour une première prise de contact écrite, il y aura un premier contact.
Profitez de cette première approche pour mieux cerner le prestataire visé : comment accueille-t-il votre demande ? A-t-il l’air ouvert ? son discours est-il clair ? Semble-t-il à l’écoute de vos attentes ?
Si oui, il y a des chances que sa prestation soit à la hauteur de ces qualités. Si vous avez un doute, n’hésitez pas à approfondir ce premier contact : demandez-lui de détailler un peu ce qu’il peut faire pour vous, en combien de temps, comment se déroulera le projet si vous choisissez de lui confier sa réalisation (quelle communication, comment se passeront les échanges de documents, le suivi du développement etc etc).
Si le doute persisteattendez avant de choisir d’avoir fait un tour plus large des noms figurant sur votre liste, et mettez en comparaison chacun des prestataires contactés.
Lequel, parmi tous ceux que vous aurez lus ou entendus, vous inspire le plus confiance ?

Tout cela peut sembler fastidieux.
Effectivement, cela peut prendre quelques jours, ou quelques semaines. Mais n’oubliez pas une chose : quoiqu’il arrive, votre prestataire vous enverra une facture en fin de projet. Quand on parle de site web professionnel, elle est souvent élevée.
Autant de raisons pour ne pas se tromper et prendre le temps nécessaire à la sélection du prestataire. Une fois le bon de commande signé, il est en effet trop tard pour reculer !

Prochain article :
Le processus de vente – comment contractualiser la commande, la création et le paiement ?