Rappe

Par Viviane Michel

La rue de la Rappe va de la place du Change jusqu'à la rue des Marchands.

Dans cette rue autrefois, se trouvait un puits comme il y en avait beaucoup d’autres dans les rues du Moyen âge, et la rue portait le nom de « rue du Puits de la Rappe ». Le mot latin rapae, signifiant « rave », a laissé son nom à ce coin qui était jadis le marché aux raves.

C’est une rue piétonne depuis quelques années.

N° 2 : vierge dans une niche couverte d’un fronton en métal aux bordures festonnées, elle porte un enfant sur son bras droit, elle est en pierre et mesure environ 80 cm. Au-dessus, la lettre M et un V à l’envers forment un croisillon. Au milieu du XXe siècle, cet hôtel particulier appartenait depuis 1838 à la maison Berton, celui-ci l’ayant modifié en magasin et entrepôt pour y vendre du fer.


C’est encore un commerce aujourd’hui et on peut y entrer indifféremment par la rue Rappeou par la rue du Vieux-Sextier. Deux atlantes sont encore présents à l’intérieur. La façade côté rue Rappeest restée très belle. Abîmée au niveau du rez-de-chaussée, elle est très riche sur les étages. Au-dessus de l’entrée principale, on peut lire une inscription :

Vr. FAURE

ARCHITECTE

1894

À l’origine, cette maison a été acquise en 1687 par Simon Peilhon, en même temps que deux autres maisons voisines. Il choisit Paul Rochascomme maçon afin qu’il transforme les trois habitations en un hôtel. Simon Peilhon était marchand de tissus. C’est son petit-fils, Simon-Narcisse, qui vendit l’hôtel pendant la Révolution