Le financement des partis politiques (en reprise)

Publié le 02 avril 2011 par Magazinenagg
J’appuie sans réserve la proposition du PC d’abolir le régime de financement des partis politiques. Espérons que l’ADQ aura le même courage lors des prochaines élections provinciales.
(Voir le texte de Ian Sénécal)
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(Texte publié initialement le 1 septembre 2010)
L’influence indue des magouilleurs sur les gouvernements ramène à l’avant-scène la question du financement des partis politiques.
Évidemment, les interventionnistes profitent de l’occasion pour pousser leur solution. Selon eux, les partis politiques doivent être financés à même les fonds publics. Cette solution plaît énormément à la plupart des politiciens pour qui la tâche de collecteur de fonds est répugnante.
Toutefois, cette solution est antidémocratique. La liberté d’appuyer le parti de son choix est une composante essentielle du droit à la libre expression.
Sous prétexte de favoriser la diversité et la démocratie, les politiciens ont obligé les contribuables à financer, au moins en partie, tous les partis politiques proportionnellement au nombre de votes recueillis lors des dernières élections. Ainsi, mes impôts contribuent bien malgré moi à financer des organisations politiques qui préconisent des mesures interventionnistes nuisibles au développement économique du Québec.
Dans une véritable démocratie, puisqu’aucun parti politique ne représente ma vision de la société, je ne serais pas obligé de les financer. Les économies obtenues me permettraient de supporter financièrement des organisations qui militent en faveur de la liberté comme le Québécois Libre et le Réseau Liberté Québec ou qui défendent les intérêts des contribuables comme la Ligue des contribuables du Québec.
Le financement des partis politiques à même les fonds publics conduit irrévocablement au désintéressement de la population et met en péril les fondements mêmes de la démocratie.
Le financement des partis politiques devrait être strictement limité à la participation des électeurs. Il y a environ 6 millions d’électeurs au Québec. Si les frais d'adhésion au parti étaient de 50 $, non déductibles, cela représenterait un potentiel de revenu de plus 300 millions par année pour l’ensemble des partis. Même si seulement le quart des électeurs payaient leur adhésion, cela est plus que suffisant pour financer adéquatement une campagne électorale tous les 4 ou 5 ans. Cette approche offre plusieurs avantages :
  • Le DGE pourrait facilement vérifier la légalité des contributions puisque seules les personnes physiques demeurant au Québec seraient être membres d’un ou de plusieurs partis politiques. Bien sûr, il s’y glisserait quelques membres illégitimes, mais ce phénomène demeurerait marginal;

  • Les partis devraient être à l’écoute de l’ensemble de la population pour attirer le plus de membres possible;

  • Grâce au renouvellement annuel de leur adhésion, les électeurs pourraient envoyer annuellement un message fort et clair aux politiciens. En effet, les électeurs pourraient choisir annuellement le ou les partis auxquels ils désirent adhérer.

En obligeant les partis à encourager la participation du plus grand nombre, le système favoriserait la démocratie. Il est temps d’abandonner un système qui oblige les contribuables à financer des partis politiques contre leur gré.