NARGUILÉ et facteurs incitatifs: Dans la famille narguilé, donnez-moi le père – Nicotine Tobacco Research

Publié le 10 avril 2011 par Santelog @santelog

Cette étude semblera anecdotique ou fera peut-être sourire, pourtant, le nombre de personnes fumant des pipes à eau augmente de façon spectaculaire dans le monde entier. Une grande proportion des nouveaux utilisateurs sont jeunes, et beaucoup d'entre eux pensent encore - contrairement aux données scientifiques disponibles- que la pipe à eau est moins dangereuse que les cigarettes. Cette recherche sur les facteurs incitatifs à l'usage du narguilé menée à l'Université d'Uppsala, nous apprend, encore une fois que tout “est affaire de famille”. Des résultats publiés dans l'édition en ligne du 31 janvier 2010 de la revue Nicotine Tobacco Research.


De nombreuses recherches ont déjà porté sur le rôle joué par les familles dans le comportement des fumeurs de cigarettes. Cependant, on en sait très peu sur l'usage du narguilé (chicha). Cette étude met l'accent sur ​​les comportements des membres de la famille comme facteurs incitatifs possibles pour l'usage du narguilé.


801 adultes du sud du Michigan ont répondu à un questionnaire anonyme auto-administré portant sur le comportement des membres de la famille vis-à-vis du narguilé et des perceptions des risques sanitaires liés au fait de fumer le narguilé.


Jusqu'à 8 fois plus de risque d'usage, lorsqu'un parent fume: La prévalence de l'usage du narguilé dans la population étudiée était de 26%.


·   L'odds ratio (facteur de risque) pour un individu d'être exposé à la fumée de narguilé s'est élevée à 9,5 (IC: 95% de 2,37 à 38), si le père fume le narguilé dans la maison,


·   8,6 (IC: 95% de 3,92 à 19,02), si la mère fume le narguilé dans la maison,


·   1,2 (IC: 95% de 1,14 -1,41) si le frère ou la sœur fume le narguilé dans la maison.


En synthèse, les chercheurs constatent que la probabilité qu'une personne se livre à l'utilisation du narguilé est plus de huit fois plus élevé si le père fume le narguilé, sept fois plus élevé si la mère fume le narguilé et de 20% plus élevé si un frère ou une soeur l'utilise.


Le sexe masculin et un âge plus jeune sont également significativement associés à l'usage du narguilé. Un père, une mère, un frère ou une sœur qui fument à la maison sont des facteurs de risque significatifs pour l'usage du narguilé.


Si l'utilisation de pipes à eau est à la hausse, selon un certain nombre d'études menées en Europe et en Amérique, peu de campagnes anti-tabac se concentrent sur ces usages, parfois sur le tabac à priser, mais rarement sur les effets négatifs associés à l'utilisation de narguilé. Car en fait, fumer un narguilé implique une exposition beaucoup plus forte au monoxyde de carbone et à d'autres substances dangereuses et cancérigènes de la fumée du tabac qu'en fumant des cigarettes, rappelle le Pr. Bengt Arnetz, professeur de médecine sociale à l'Université d'Uppsala et à la Wayne State University of Medicine.


Source:UPPSALA UNIVERSITY, Nicotine Tob Res (2011) doi: 10.1093/ntr/ntq249 First published online: January 31, 2011Do Household Smoking Behaviors Constitute a Risk Factor for Hookah Use?


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