"Olivia's Choice" & "Never Say Never" (Brothers & Sisters - 5.17/5.18)

Publié le 13 avril 2011 par Shoone

Brothers & Sisters: 5.17/5.18 Olivia's Choice & Never Say Never


Double dose de Brothers & Sisters cette semaine! Fidèle à sa tradition printanière, la série nous revient donc avec une programmation de deux heures pour lancer sa dernière fournée d'épisodes avant le final. Petite particularité cependant cette année, ces deux heures de B&S ne sont en fait pas conçues pour former un double-épisode évènementiel comme les saisons précédentes. Ce sont ainsi deux épisodes plutôt indépendants l'un de l'autre et tout à fait classiques. On s'y intéresse tout d'abord au couple Kevin/Scotty confronté à certaine complications liées à leur adoption d'Olivia. Tant mieux quelque part, l'adoption s'était déroulée un peu vite et facilement, il fallait rendre les choses un peu plus crédibles. Et puis cela permet aussi de bousculer un peu le couple, relativement tranquille dernièrement. Mais bon alors niveau complications, les auteurs auraient pu faire plus fort quand même. Non parce que le frère ex-soldat dont on a jamais entendu parler qui déboule sans prévenir pour récupérer sa soeur, c'était pas franchement très fin. A la limite, ça aurait pu passer si on avait davantage développé le personnage au lieu d'en faire un hispanique renfermé, cliché et hyper catho et donc forcément à tendance homophobe. Ce qui est aussi dommage, c'est que le peu de suspense qu'il y aurait pu y avoir quant au destin d'Olivia a vite été tué avec cet "antagoniste" si j'ose dire, si peu convaincant. Heureusement, face à lui, la petite Olivia n'a pas démérité et j'ai même trouvé la jeune actrice très juste. Tout comme Kevin et Scotty, mais ça il y n'y avait pas à en douter. Ceux-ci en profitent aussi pour renforcer leur lien avec Olivia en faisant preuve d'unité et de détermination pour la garder. Le lien entre Olivia et les autres Walkers et notamment Nora est également renforcé grâce à leur interventions dans l'affaire, qui rendent toujours très bien compte de cette formidable cohésion qui existe chez cette famille. Au final, si l'intrigue doit avoir un seul véirtable intérêt, c'est de parvenir à finalement complètement intégrer Olivia parmi les Walker.

Pendant ce temps, Kitty se démène pour récupérer Seth qu'elle avait abruptement quitté il y a quelques épisodes. Même si j'apprécie assez l'intention de rectifier la fin de leur relation un peu brusque, sur le papier, l'idée de voir Kitty retrouver Seth ne m'enchantait guère, le personnage n'ayant rien apporté d'extraordinaire à la série. Néanmoins j'ai finamelement trouvé sympathique sa mise en scène, très légère, qui a permis à Calista Flockhart un excellent retour dans la comédie. ça a aussi été l'occasion de voir un efficace et amusant duo avec Sarah, auquel on a eu la bonne idée de joindre Luc, qui ont fait d'improbables collègues de drague. Quoiqu'il en soit, maintenant Kitty et Seth à nouveau réunis, j'espère que leur couple réussira à gagner en consistance.

En parlant de couple qui gagne en consistance, on ne peut bien évidemment pas passer à côté de Nora et Brody. On réussit à doucement mais sûrement suggérer l'idée du retour de la flamme amoureuse, cela avec l'aide de l'alchimie toujours excellente entre Sally Field et Beau Bridges. L'affaire du chien disparu de Brody, bien qu'un peu maladroite était aussi un moyen d'insister sur l'importance de Brody pour Nora car comme Justin le souligne, la disparition semble plus préoccuper Nora à cause de Brody qu'en raison du chien lui-même.

La mort d'Ida, la mère de Saul et Nora a été l'évènement parfait pour réunir les Walker, mais aussi pour recentrer série autour de Nora son principal pilier à mon avis. Le personnage reste fidèle à lui-même en ne prenant pas le temps de digérer la nouvelle pour organiser les funérailles, mais lorsqu'elle craque lors de l'éloge funèbre, la scène est d'autant plus forte. Bravo bien sûr à Sally Field dont le travail d'actrice reste impressionnant de justesse et de vulnérabilité. On admirera aussi Ron Rifkin dont le personnage entre en deuil plus rapidement mais qui reste quelque part très sobre et touchant à regretter de ne pas avoir révélé son homosexualité sa à mère avant sa mort. La disparition de cette figure importante chez les Walkers sert aussi à mettre en relief la crise vécue dernièrement par Justin. Il était déjà un peu à côté de ses pompes dans les récents épisodes, mais par le parallèle entre la mort dans la solitude de sa grand-mère et son actuelle mode de vie très solitaire, on tente de mieux faire comprendre ce qu'il traverse. Bon c'est vrai, c'était un parallèle assez grossier, mais il a permis d'introduire le thème du mal-être et de la solitude qu'il a été intéressant de voir approfondis. C'est d'ailleurs assez rare je crois comme sujet abordé par les séries. Bon pour Justin, j'espère tout de même que ça aboutira sur quelque chose de plus gros.

Le passage de la mère de Scotty n'a pas apporté grand-chose à l'ensemble même si c'était cool de revoir Jayne Brook. On conserve au moins une impression de continuité en la faisant revenir et puis il faut reconnaitre qu'il y avait une bonne dynamique avec Kevin et Scotty. Non ce qui est le plus dommage, c'est que sa réconciliation avec Scotty soit assez expédiée et discrète. Par ailleurs, ça aurait été sympa aussi de la faire interagir avec d'autres Walker.

Enfin, si j'ai toujours beaucoup de sympathie pour le couple Sarah/Luc dont l'intervention dans les autres intrigues reste toujours la bienvenue, j'ai un peu de mal avec leur mariage imminent qui n'a rien de follement palpitant. Les états d'âme de Sarah sur les préparatifs étaient inintéressants au possible et apparaissaient être surtout là pour combler les vides. Faut croire que les scénaristes ont bien du mal à trouver une intrigue solide pour un peu mieux les occuper en ce moment.


En conclusion, les Walkers font des heures supp', et si on sent parfois la fatigue, elles restent toujours d'agréables moments passés en leur compagnie. Parce qu'il est bien difficile de se lasser des Walkers, toujours aussi admirables d'humanité et touchants de fragilité. Mais pour tout vous dire, je préfèrerais pourvoir réussir à me désintéresser un peu d'eux parce que sinon les probables adieux à venir risquent d'être très douloureux.