Le retour des stéréotypes dans l'édition jeunesse
Si en 68 les femmes envoyaient voler leur soutien-gorge, quarante-huit ans plus tard, on ne peut que le constater, les combats pour la libération féminine ont du plomb dans l'aile. Remise en cause de l'avortement, violences conjugales, discriminations, précarité, monoparentalité… Si on sait comment on fait les bébés, on ne sait toujours pas s'il y a “un chromosome de la petite voiture” et ce qui, au-delà du genre, distingue vraiment ou non les filles et les garçons. Rose Barbie pour les unes, kaki G.I. Joe pour les autres, entre ces deux modèles dominants, longtemps, point de salut. Côté support imprimé, pendant des années, les livres ont véhiculé des stéréotypes où la mère au foyer reprisait, faisait la cuisine ou oeuvrait dans des métiers subalternes pendant que le père fumait sa pipe, lisait son journal et avait une vie sociale. Depuis, les choses ont évolué, les livres d'apprentissage de la lecture ont véhiculé d'autres messages, les collections pour la jeunesse se sont multipliées pour envoyer voler les méthodes éducatives de la comtesse de Ségur et diversifier les histoires de pirates où les héroïnes (quand il y en avait) ne savaient que s'évanouir. Oui mais voilà !…
Martine… Le retour !
“On assiste à une vérit
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