The Runaways #1-The Runaways-1976

Publié le 07 mai 2011 par Numfar

The Runaways #1 :

Cherie Currie : chant

Joan Jett : chant, guitare

Lita Ford : guitare solo

Jackie Fox

Sandy West : batterie

Qui sont les Runaways ?

Des gamines de 16-17 ans lancées comme un vulgaire produit de marketing par le producteur/manager/auteur Kim Fowley, producteur certes brillant mais néanmoins véreux et abusif qui eut la chance de dénicher de jeunes talents prometteurs comme Joan Jett ou Lita Ford qui devinrent des stars dans les années 80.

Un groupe qui connut un succès aussi énorme et soudain (surtout au Japon) qu’éphémère et qui ne reçut jamais le crédit qu’il méritait.

Un groupe bien plus influent qu’on pourrait le penser......

Ces très jeunes femmes : Joan Jett, Lita Ford, Cherie Currie, Jackie Fox & Sandy West, se lancèrent à corps perdu dans une vie “sex, drugs & rock’n’roll”, pour le meilleur ou pour le pire.....

Ceci est mon hommage aux Runaways qui ont marqués à tout jamais l’histoire du rock, ne serait-ce que parce qu’elles furent le premier groupe de rock entièrement féminin.

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1975 : Kim Fowley, producteur/auteur/compositeur à tout faire de rock des années 60/70 (il a produit plusieurs numéros 1 comme “Alley Oop” en 1960, “Nut Rocker” et “Papa Ow Mow Mow” en 1962 ou “Popsicles and Icicles” en 1963, a produit Cat Stevens, Gene Vincent, Warren Zevon, a travaillé avec Frank Zappa, les Byrds, Kiss, Slade, Alice Cooper et lancé Jonathan Richman) a dans l’idée de former un groupe de rock composé exclusivement de jeunes filles, et à travers ses recherches, rencontre Joan Jett et Sandy West.

Joan Jett est le coup de chance de Fowley : fanatique de Suzy Quatro, elle imite son look, et se met à écrire des chansons dans le même style.


Fowley met en contact Joan et la batteuse Sandy West, et une profonde amitié naît, permettant la genèse du groupe.

Une troisième fille, Kari Krome, se joint au duo, mais cette dernière préfère rester dans l’ombre comme auteur/compositeur.

Jett et West prennent le nom de Runaways, et signent avec Kim Fowley, un geste qu'elles regretteront mais qui pourtant leur permettra de brûler les étapes.

Une bassiste est engagée : Micky Steele, mais cette dernière n’apprécie guère Fowley et quitte rapidement le groupe, après une série de démos qui ressortiront sous le nom de “Born To Be Bad”.

Micky (ou Michael) Steele connaîtra la gloire dans les années 80, en rejoignant les Bangles, un autre groupe exclusivement féminin.

Kim Fowley découvre les soeurs jumelles Cherie et Marie Currie, et propose aux filles de rejoindre le groupe, mais Marie refuse, et Cherie devient la chanteuse principale du groupe, tandis que Peggy Foster remplace Micky Steele à la basse, mais ne reste pas beaucoup plus longtemps.

Lita Ford auditionne pour le rôle de bassiste mais se révèle meilleure guitariste que Joan et prend la place de lead guitariste.

Finalement c’est Jackie Fox qui deviendra la première bassiste officielle du groupe, qui signe avec Mercury début 1976.

Premier album publié cette année-là en juin 1976 : “The Runaways” (#194 US), produit par Kim Fowley.

Cherry bomb (Jett-Fowley)

You drive me wild (Jett)

Is it day or night? (Fowley)

Thunder (Anthony-Krome)

Rock’n’roll (Reed)

Lovers (Jett-Fowley)

American nights (Anthony-Fowley)

Blackmail (Jett-Fowley)

Secrets (Currie-West-Fowley-Krome)

Dead end justice (Currie-Jett-Anderson-Fowley)

Musicien additionnel :

Nigel Harrison : basse

Les Runaways bénéficient d’emblée d’une opération marketing coup de poing qui les propulse à la une des magazines à défaut d'atteindre les sommet des hit parades .

Leurs premières apparitions télés font fureur, avec une Cherie Currie en corset, porte-jarretelles et string alors qu’elle est encore mineure.

Ce premier album offre quelques très bons titres comme le classique “Cherry Bomb” qui est un manifeste punk au même titre que “Anarchy in the UK” ou que “My Generation”.

(Hello daddy, hello mum I’m your ch ch ch ch cherry bomb!)

Parmi les réussites, signalons l’électrisant “You drive me wild”, la reprise du Velvet “Rock and roll”, “Blackmail” et surtout le mini opéra rock “Dead end justice”, mini opéra rock mettant en scène Cherrie et Joan, deux jeunes délinquantes aux prises avec la loi.

Jackie Fox étant un peu limite techniquement parlant, c’est Nigel Harrison (futur Blondie) qui joue ses parties de basse.

Les critiques ne seront pas tendres avec le groupe, qui passe pour un coup de marketing, alors que les filles jouent de leurs instruments et composent leur matériel, ce qui est encore plutôt rare à l’époque pour des jeunes filles et jouent un hard rock particulièrement agressif, vantant les joies du sexe et de la drogue ce qui est encore plus rare.

Les Runaways partent en tournée, en première partie de groupes prestigieux comme Cheap Trick, Van Halen ou Tom Petty, accompagnés par leur road manager "Scott" dont le rôle original de nounou devint rapidement une blague, leur fournissant de la drogue et nourrissant une relation suivie avec la jeune Cherie....

© Pascal "Girl Power" Schlaefli

Urba City

Mai 2011