USA : Plus forte chute trimestrielle des prix immobiliers depuis 2008

Publié le 10 mai 2011 par Apprendrelabourse.org

Les indicateurs immobiliers américains se dévoilent les uns après les autres depuis 1 à 2 mois et délivrent pour les premiers mois de 2011, un message toujours similaire dans le sens d'une accentuation de la baisse.

Selon le site immobilier Zillow.com qui dispose d'une base de données de 100 millions d'habitations visité par 20 millions d'américains chaque mois sur lequel les ménages peuvent suivre l'évolution des prix de manière très fine, au code postal près voire à l'adresse près en cas d'annonce immobilière, les prix ont baissé de 1,1 % en mars selon le Zillow Home Value Index qui reprend les données des 132 principales zones urbaines.

Au cours du 1er trimestre 2011, le déclin s'est accéléré et atteint - 3 % soit la plus forte baisse trimestrielle depuis 2008 au plan national. La baisse du mois de mars 2011 constitue la 57ème baisse mensuelle consécutive depuis le pic de juin 2006 pour une chute cumulée qui atteint - 29,5%. En terme géographique, l'ensemble du territoire est touché puisque 97 % des 132 zones étudiées subissent une décrue des prix immobiliers relevés sur leur territoire.

La baisse s'élève désormais à – 8,2 % en rythme annuel pour l'ensemble des USA, à – 5,3 % pour NY, - 7,6 % pour Los Angeles et – 13,8 % en ce qui concerne Chicago. Parmi les 12 plus grandes agglomérations (tableau ci-dessous) toutes déclinent de plus de 5%. Sur les 25 plus importantes, plus d'une sur 4 a vu ses prix divisés par plus de 2 en l'espace d'un peu moins de 5 ans.

Zillow n'entrevoit plus la réalisation d'un plancher courant 2011 et renvoie cette perspective à 2012 au plus tôt d'autant que le rythme des saisies immobilières s'accélère. Le pourcentage des habitations en situation de « negative equity » (la valeur de la maison est inférieure au capital restant dû sur le prêt immobilier ayant servi à son acquisition) grimpe à 28,4% un nouveau record après 27 % au 4ème trimestre 2010 (% calculé sur le nombre de maisons faisant l'objet d'un emprunt hypothécaire et non sur la totalité du parc immobilier)

Quelques zones commencent ainsi à présenter des situations comparables à celles rencontrées lors d'épisodes de dépressions déflationnistes purgeant les excès de dettes antérieurs et non plus seulement lors d'épisodes de récessions même prononcées.


   √ Articles liés :

   . USA : nouvelle pression baissières sur les prix immobiliers

  . La rechute des prix immobiliers américains se confirme  

   . USA - L'immobilier commercial bientôt au bout de ses peines ?