Deus Ex: Human Revolution à la Fnac

Publié le 12 mai 2011 par Gameinvaders

Un peu tard (vraiment tard en fait) mais nous vous faisons ici le compte rendu de la présentation presse de Deus Ex: Human Revolution à la Fnac (Forum des Halles). Notre hôte, le directeur artistique d’Eidos Montréal : Jonathan Jacques-Belletête. Sans plus attendre, les détails :

Adam Jensen/Jonathan Jacques-Belletête

La présentation démarra avec un visionnage de la longue bande-annonce (visible en bas de page), suivi des explications du directeur artistique : Human Revolution se situe 25 avant le premier jeu sur la frise chronologique des Deus Ex, c’est à dire en 2027. On commence à développer des implants biomécaniques pour augmenter les capacités humaines. Mais tous les esprits ne sont pas prêts, et les plus radicaux se dressent contre le fer de lance de cette nouvelle technologie : Sarif Industries. Vous êtes Adam Jensen, un ancien du SWAT reconverti en agent de sécurité et lui-même augmenté suite à une attaque terroriste meurtrière. Adam est le chef de la sécurité chez Sarif mais à travers ce personnage, le joueur se fera ses propres idées sur cette révolution humaine et devra prendre des décisions lourdes de conséquence dans cette vaste conspiration dont il est au cœur.

Un très beau dessin conceptuel montrant l'atmosphère globale du jeu.

Comme en atteste la bande-annonce et les explications de Jonathan J-B., l’atmosphère artistique emprunte énormément au style de peinture du XVIIe siècle à la Rembrandt (voir la Leçon d’anatomie du docteur Tulp). On le voit effectivement dans l’ambiance globale dorée du jeu, comme pour attester de l’âge d’or humain. Jonathan nous rassure que l’intégralité du jeu ne sera pas baignée dans le jaune, et que l’on aura l’occasion de voir d’autres couleurs à certains moments. Les développeurs voulaient présenter cette révolution comme une deuxième phase de la Renaissance, poursuivant l’idée de l’Humanisme : après la découverte du corps humain, il était temps de l’améliorer. Quant au rachat d’Eidos par Square Enix, si vous vous attendiez à une influence de leur part sur le développement, il n’en est rien d’après le directeur artistique. Même la ville de Shangaï en double-étage vient d’un documentaire sur un projet de Hong-Kong, et non de Final Fantasy. L’éditeur japonais a tout de même aidé à promouvoir le jeu en réalisant les magnifiques images de synthèse des bandes-annonce. Par contre, les cinématiques du jeu sont faites avec le moteur du jeu.

Quand on est pas discret, on ira pas par quatre chemins... ou pas.

Après ce petit briefing, JJB prit les commandes de la PlayStation pour lancer un des premiers niveaux du jeu. Même situation que la première mission de Deus Ex premier du nom : des terroristes ont pris d’assaut une usine de Sarif. La police est sur place, mais le patron préfère vous confier la mission afin de sécuriser un prototype militaire top-secret. Cet objectif est prioritaire mais vous pouvez choisir de sauver les otages d’abord. Cependant, ceci ne sera pas sans conséquence et on voit donc ici l’héritage de Warren Spector, aujourd’hui à la tête de Junction Point (Epic Mickey). Le choix se fait également dans la manière d’accomplir chaque mission. On peut en effet choisir d’être discret et miséricordieux, ou bien bourrin et létal. Pour cette démonstration, Jonathan a d’abord choisi l’approche discrète… qu’il ne réussit pas à maintenir. Effectivement en tentant une infiltration sans bruit il s’est fait repérer et tuer sans ménagement par l’IA. Puis il est passé aux choses sérieuses en sortant l’armement lourd, chose qui facilite -plus ou moins- la progression mais attention, vos actes influenceront grandement la suite de l’histoire. JJB a bien insisté sur ce point. Le jeu présente aussi un système de piratage dans lequel on doit relier le réseau avant que le serveur gardien n’ait eu le temps de donner l’alerte. La complétion de ce mini-jeu vous récompensera de l’accès aux caméras de surveillance ainsi qu’aux tourelles automatiques. Sinon, autre moyen de détruire une tourelle : lui lancer une corbeille pendant un après-midi (certifié JJB). On finit dans la salle où se trouve le prototype militaire. Là, une cinématique se lance où l’on voit un terroriste se tirer une balle dans le crâne contre son gré (je sais, c’est paradoxal).

Deus Ex: Human Revolution promet d’être l’un des jeux de qualité de cette année 2011… Comme tant d’autres finalement. En effet, cette année on est gâté, mais Human Revolution sait se remarquer en sortant juste avant la cascade des blockbusters de septembre à décembre. Il porte aussi le titre de “l”héritier” d’un jeu culte, et il semble en être digne. Deus Ex nous procurera surtout avec son gameplay à branches multiples une expérience profonde qui le fera démarquer des autres œuvres de cette année.


Deus EX Human Revolution – Trailer version longue par Gameinvaders