Si DSK est coupable, c'est toute la classe politique et les gourvernants qui le sont également!

Publié le 17 mai 2011 par Philippejandrok

Après l’épanchement collectif de la classe politique de Gauche sur DSK de la part des députés les plus « intègres » :

-   C’est mon ami depuis trente ans… Je suis abasourdi… Jamais je ne pourrais imaginer une chose pareille… Un coup de tonnerre… C’est un séducteur, chacun le sait, mais pas un violeur

On a l’habitude de dire dans le langage courant :

-   - c’est un gentil garçon ! Ce qui sous entend : c’est un parfait imbécile !

-    - alors, dire que c’est un séducteur, cela veut-il dire que c’est un violeur et que tout le monde le sait ?

Et si en effet, dans le cas présent, le séducteur s’avère être un violeur, c’est que chacun le savait et s’est tue, donc, le monde politique Français s’est rendu complice de cette réalité. Cela sous entend également qu’il n’est pas le seul homme politique à avoir des défauts chroniques que l’on tient sous silence.

On se croirait encore à la cour des rois de France à devoir vivre et subir les actions indignes des seigneurs, sans risques de répercussions juridiques, dans ce cas, que l’on ne parle pas de justice et surtout pas en France, car la honte la talonne.

À présent, une nouvelle campagne de communication en faveur de DSK inonde la presse et développe les doutes qu’il avait de tomber dans un traquenard identique à celui qu’il vient de vivre, traquenard tendu et organisé par Claude Guéant, bras armé du président Sarkozy, qui visiblement déteste DSK pour avoir été humilié en public lors d’un débat télévisé avant son élection.

Des doutes émis par DSK lui même et le mettant justement en scène dans ce type de situation, avançant dores et déjà, qu’une femme, hypothétique, aurait été payé entre 500 000 euros et 1 millions pour le confondre ; était-ce prémonitoire ou tout simplement une qualité particulière de DSK le poussant à reconduire ses actions ? Avançait-il ses pions sur l’échiquier médiatique, convaincu qu’un jour, des femmes victimes de ses frasques, en profiteraient pour se venger de lui et salir son honneur ?

Plus son affaire avance, plus les langues se délient et l’on perçoit DSK, victime d’un mal, d’une pulsion incontrôlable, une sorte de jack l’éventreur du sexe qui ne peut s’empêcher de sauter sur tout ce qui bouge, tant que c’est une femme. Comme le disait Tristane Banon lors de l’émission de T. Ardisson :

-   - À l’Assemblée « il est le seul député à avoir une secrétaire de 60 ans… aucune femme ne veut travailler avec lui. »

Nul piège n’était donc nécessaire, lorsque le loup a faim, il capture ses proies toujours de la même manière, par force d’arguments, sa réputation n’en n’était peut-être pas une après tout, mais un simple constat.

Sa stature politique, sa fortune personnelle, son réseau de relation le mettait, avant cet incident de New-York, hors de portée de toute forme d’attaque en France, sans être le Président de la République, il était aussi protégé et bénéficiait d’une extraordinaire immunité, au point que certaines enquêtes journalistiques pouvant l’impliquer d’une façon ou d’une autre dans diverses affaires économiques, n’ont jamais pu être diffusées publiquement, comme celle concernant les puits de pétrole au Koweit, impliquant un détournement de 18 milliards de dollars alors qu’il était ministre de l’industrie, et qui sera jugée en 2011.

Soit, admettons que DSK soit un impulsif et comme le disait Thierry Ardisson :


- « il faut qu’il fasse une cure » pour se désintoxiquer de cette pulsion sexuelle compulsive, rien ne prouve jusqu’à présent que cette histoire soit un coup monté, ou qu’elle ne le soit pas en effet.

 

N’importe quel psychiatre pourra intervenir dans le débat et expliquer que la pulsion, pour un malade de ce genre, est systématiquement incontrôlable.

Ce sera peut-être son axe de défense, la maladie sexuelle.

Soit dit en passant, heureusement qu’il n’a pas fait de thérapie avec la jeune Sarah White à New-York, cette charmante psychologue de 24 ans qui fait un strip-tease intégral pour permettre à ses patients d’apprendre à se dévoiler et à se contrôler :

- « Pendant les séances, j'utilise le pouvoir de l'excitation pour vous faire gagner plus de contrôle sur votre vie. L'objectif est d'utiliser la nudité de sorte que vous puissiez mieux vous comprendre, vous et le monde qui vous entoure, pour que vous vous sentez grand et puissant et parce que l'excitation ressentie pendant les séances peuvent vous conduire à ressentir plus d'excitation en dehors des séances. » Sarah White

On peut être certain que DSK se sent exactement ainsi, « grand et puissant » et il a de quoi, mais il aurait pu se donner la peine d’essayer la thérapie, car, comme le précise T. Banon, c’est « un chimpanzé en rut » et Piroshka Nagy (ancienne collaboratrice au FMI) qui déclare « Je crains que cet homme [DSK] n'ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes. » À cela j’ajouterais que son passé trouble avec les femmes ne joue pas en sa faveur et comme nous l’avons souligné dans notre dernier article, l’affaire Banon en 2002 et celle de sa collaboratrice Piroshka Nagy au FMI (2008), sont des évènements qui prouvent une fois de plus sa tendance à séduire les femmes d’une manière peu orthodoxe et nous ne parlons là que des cas publics, mais selon la journaliste T. Banon, il existe une quantité d’autres dossiers concernant le même type d’affaires contre DSK qui ne sont jamais sortis pour des raisons que nous envisageons aisément.

De son côté, le procureur de New-York a bien l’intention de monter un dossier à charge contre DSK et je pense que celui-ci bénéficiera des ressources nécessaires pour faire des recherches en France, je suppose que les ennemis de DSK se feront un malin plaisir de communiquer les informations relatives à ses comportement douteux pour l’écarter définitivement de la politique française.

La chute du seigneur hâtera peut-être ces attaques, car chacun sait, c’est lorsque la bête est blessée qu’elle est la plus vulnérable et aujourd’hui, DSK est plus vulnérable que jamais, car la juge en charge du dossier vient de lui refuser sa liberté sous caution, malgré une offre de 1 million de dollars de son avocat ; la raison en est que DSK est un homme puissant, possédant un réseau de relations important, et des moyens suffisants pour organiser sa fuite vers la France où il n’y a pas d’accord d’extradition.

Nous ne sommes pas sans ignorer la force de dissuasion des personnes jouissant du pouvoir en France et même en Italie. En revanche, « Il cavaliere » Berlusconi paye ses services sexuels alors que DSK semble les prendre de force, mais aux USA, on ne rigole pas avec la gaudriole.

Bill Clinton a été forcé de démissionner parce qu’il avait menti concernant l’affaire Monica Lewinsky, ainsi qu’une autre affaire du même genre, aujourd’hui, DSK est inculpé à New York de tentative de viol, agression sexuelle et séquestration, et si les américains ont poussé un président à démissionner, mis en prison un homme aussi puissant que Bernard Madoff, pourquoi épargneraient-ils DSK s’il est reconnu coupable des chefs d’accusation ?

La crise pousse les pauvres à réclamer justice, et si un riche se trouve dans les mailles du filet, ils ne le lâchent plus, ils attendent qu’il paye pour tous les malheurs qu’ils subissent au quotidien, justement à cause des actions de ces gens-là. Alors, tous les petits détails, les chambres d’hôtel à 3 000 dollars la nuit, les costumes à 35 000 dollars, les maisons, les Riyad… Enfin, tout ces petits rien pour les nantis, que ne peut et ne pourra jamais s’offrir l’homme de la rue, sont des prétextes pour réclamer sa tête.

À l’heure actuelle, la victime a clairement reconnu DSK comme étant son agresseur, et des traces d’ADN ont pu confirmer une partie des déclarations de la victime…

Toute cette affaire remet en cause le comportement de nos politiques, de tous nos politiques de Gauche comme de Droite dans notre pays et dans le monde, ces braves gens qui jugent et condamnent, ces braves citoyens qui se croient au-dessus des lois et qui profitent honteusement des privilèges que leur titre leur accorde, et il faut que ce soit l’Amérique qui punissent nos gouvernants ?

Quelle ironie du sort, DSK paiera peut-être également pour tout ce qu’il a fait subir à d’autres en France et dont on a étouffé les affaires pour éviter le scandale. Une chose est certaine, cet homme est loin d’être un Saint et de cette réalité toute la presse française était au courant depuis de nombreuses années, cette presse qui joue la surprise avec une formidable hypocrisie, bravo l’information française.

Étrangement, rien n’a jamais filtré ou presque, à part des traits d’humour lancés par des humoristes désormais moyens, tel Laurent Ruquier ici ou là, des révélations de T. Ardisson et de certains autres, mais cela n’a jamais vraiment porté à conséquence à part l’une des dernières chroniques de S. Guyon sur DSK sur France Inter.

Et dire que l’on a fait un scandale aux joueurs de football pour avoir eu des rapports tarifés avec des prostituées… c’est le monde à l’envers, on moralise les sportifs mais on laisse agir nos politiques...

Enfin, cette sale affaire est un drame planétaire, qui a déjà des conséquences économiques, l’euro chute à la bourse, des milliards de gens s’interrogent sur la validité des hommes et des femmes qui nous dirigent, si DSK, ex-ministre, Maire, Député, Directeur du FMI, éventuel futur président des Français est l’homme qui risque d’être condamné pour ces trois chefs d’accusation, qu’en est il de nos dirigeants ? Car ils sont tous issus du même moule.

Ce n’est pas une sale affaire pour DSK seulement, c’est une sale affaire pour le monde politique en règle générale et pour le reste du monde.

La vérité finit toujours par sortir un jour où l’autre, les rois tombent, les rois meurent, vivent les rois.

Nous vivons une époque formidable…