La Commedia des ratés, T1, Olivier Berlion, Tonino Benacquista, ma BD du mercredi.

Par Mango

Le titre mi-français mi-italien  annonce la couleur ainsi que  le nom de l’auteur. Nous sommes chez les émigrés italiens en France entre le rire et les larmes C’est d’ailleurs avec ce récit qui a reçu trois prix littéraires à sa sortie, en 1991, que Tonino Benacquista a acquis son excellente réputation de romancier-conteur-scénariste.  De lui, j’ai beaucoup aimé «Malavita», «Saga» et «la Maldonne des sleepings». J’en ai aimé les intrigues serrées et palpitantes mais plus encore l’humour de l’auteur, toujours sous-jacent.
C’est donc une histoire à succès qu’a repris Olivier Berlion, l’auteur de la série "Tony Corso" qui a déjà collaboré avec Tonino Benacquista, en 2003,pour l’album «Cœur tam-tam» chez Dargaud.  Cette fois-ci, deux tomes sont prévus pour raconter l’histoire, le premier est sorti en février dernier et le second ne devrait pas tarder. Le récit : Antonio, le héros, fils d’immigrés italiens ayant fui le fascisme de Mussolini avant 1940 , vit en célibataire à Paris mais revient souvent le dimanche voir ses parents restés en  banlieue. C’est là qu’un jour l’attend Dario, un copain d’enfance analphabète qui l’oblige à écrire une lettre étrange à une femme inconnue. Le lendemain, Antonio apprend la mort  par balle de son ami. Intrigué, il commence à enquêter, découvre que Dario travaillait comme gigolo dans un bar parisien mais surtout, curieusement, qu’il venait d’acquérir dans leur village d’origine, en Italie, un vignoble dont Antonio se retrouve l’héritier. Celui-ci se rend alors là-bas et cherche l’arnaque qu’il soupçonne derrière cette propriété. Il découvre un terrain sur lequel s’élève une chapelle à Sant’Angelo, des habitants hostiles pour la plupart, d’autres beaucoup moins. Il s’enrichit avec la vigne mais se fait aussi beaucoup d’ennemis qui cherchent à le tuer Quel est le secret derrière tout ça?  Que voulait Dario? La suite bientôt.

Le dessin : Je l ai beaucoup apprécié - plus que l’histoire elle-même  où l’humour de Benacquista manque un peu - mis à part le magnifique récit de la cuisson des pâtes J’aime l'alternance  classique des cases sur la page  facilitant la compréhension du déroulement des faits. Les vignettes sont réduites.  L’écriture ne l’emporte pas sur l’image, elle se fait discrète si bien que j’ai vraiment eu tout le loisir d’admirer les décors précis et fignolés, les personnages immédiatement reconnaissables et  tellement vivants. Parfois des pages sépias évoquant les souvenirs de la guerre faite par le père en Albanie s’interposent au milieu des autres, plus colorées,  de la région  parisienne et du petit village italien.
Mon impression: J’ai lu cette BD plusieurs fois toujours avec plaisir et le bonheur de découvrir  de nouveaux aspects à chaque fois si bien que cette lecture a été une réussite.
La Commedia des ratés , T1, dOlivier Berlion d''après un roman de Tonino Benacquista,  Dargaud, 2011, 74 p. Note pour Yaneck: 17/20


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