DSK : Sofitel New York, étrange scène de crime

Publié le 18 mai 2011 par Labasoche


REPORTAGE- La photo de DSK était affichée dans un local destiné au personnel, pour l’alerter sur la présence de ce «VIP»… Alors Nafissatou Diallo savait avant d’entrer dans la suite à qui elle avait à faire.

La première surprise que l’on a lorsqu’on débarque au Sofitel de New York, immeuble d’une trentaine d’étages, ni vraiment moche ni vraiment glamour, situé 44e Rue, en plein centre de la forêt de gratte-ciel que constitue le midtown de Manhattan, c’est que l’hôtel n’a déjà plus rien d’une «crime scene» comme on les voit dans les feuilletons policiers américains. À l’exception d’un van d’une télévision américaine, le toit surmonté d’une parabole satellitaire, faisant stoïquement le pied de grue sous la bruine le long du trottoir, aucun indice ne signale que s’est déroulé là un fait divers aux conséquences planétaires, affectant non seulement l’avenir politique de la France, mais aussi celui d’une zone euro que Dominique Strauss-Kahn défendait bec et ongles.

Le Sofitel est archicomble, rempli majoritairement de clients américains, hommes en complet veston, femmes en tailleur strict, en raison d’une grande convention professionnelle qui se tient dans le quartier. À l’hôtel, l’accueil est courtois, efficace, commercialement correct, mais dépourvu de chaleur particulière, de tout sourire complice à l’égard d’un compatriote, d’un journaliste français venu enquêter pour d’évidentes raisons. Naviguant entre la réception et le lobby où «brûle» un faux feu de cheminée, Florian, l’«hotel manager» comme on dit en franglais, jeune Français établi à New York depuis dix ans, fait son boulot, tout son boulot, rien que son boulot. Dès que, dans la conversation, on quitte le strict terrain des services qu’on pense être en droit d’attendre d’une chambre à 1 000 dollars la nuit (Internet, petit-déjeuner…), pour passer à l’«affaire DSK», son sourire commercial se fige.

Est-il vrai que le patron du FMI a effectué son check-out tout à fait normalement, ce qui invaliderait la thèse policière de la fuite précipitée? Est-il vrai que c’est lui qui aurait appelé l’hôtel, depuis l’aéroport, pour avertir qu’il avait oublié un BlackBerry dans sa suite, signalant ainsi volontairement où il se trouvait? À quelle heure exactement la femme de chambre a-t-elle rapporté à la direction de l’hôtel la tentative de viol dont elle aurait été l’objet ? Que dit l’ordinateur de la réception sur l’heure exacte du check-out de DSK? «Il y a une enquête policière en cours, je ne peux faire aucun commentaire», répond le jeune manager. La seule chose qu’il nous dira, avant de prendre congé pour s’occuper de clients américains, c’est que la femme de chambre, employée permanente depuis trois ans dans cet établissement de la chaîne Accor, n’avait jamais fait parler d’elle, donnant toute satisfaction dans son travail. Est-elle francophone? «Non, je ne le pense pas.»

Appartement rafraîchi

Curieuse cette omerta d’employés français… En France, si vous êtes témoins d’un crime ou d’un accident, aucune institution judiciaire ou policière ne peut prétendre vous interdire de raconter à qui vous voulez ce que vous avez vu ou entendu. «Il est certain que la police new-yorkaise a fait pression sur le management de l’hôtel pour qu’il garde le silence, explique l’avocat américain Bradley Simon. Il n’y a aucune base légale pour cela, mais cette intimidation est une pratique constante de la police américaine, qui cherche avant tout à renforcer l’accusation, avant la réunion d’un grand jury, seul habilité à prononcer l’inculpation formelle d’un suspect», poursuit l’avocat, marié à une juriste française.

La deuxième surprise que suscite le Sofitel chez le néophyte, c’est qu’il n’a rien d’un véritable «hôtel de luxe». Ce n’est ni le Pierre ni le Plaza. Dans notre chambre du 24e étage, dont la fenêtre ne s’ouvre pas, la moquette marron clair pas vraiment fraîche et le papier peint beige taché de la salle de bain n’empêchent pas un confort de bon aloi, mais n’évoquent sûrement pas un palace. DSK privilégiait visiblement l’aspect français, pratique, bien situé, «business like» de cet hôtel au luxe ostentatoire d’un palace pour chef d’État.

En fin de matinée, nous passons devant la fameuse suite 2806, où nous tombons sur le manager, qui vient de faire procéder par des ouvriers à un rafraîchissement de l’appartement, en vue de pouvoir le relouer, car «la police scientifique a définitivement quitté les lieux lundi soir». Pas question de pouvoir la visiter. De retour ensuite devant notre chambre, nous trouvons, sur la porte fermée, un écriteau indiquant «ménage en cours». D’origine asiatique et vêtue d’un uniforme n’ayant rien d’affriolant, la femme de ménage nous demande si elle gêne. «Pas le moins du monde!»

La conversation s’engage, sans stress, avec cette jeune femme qui, cantonnée au ménage des 14 chambres de son étage, n’a jamais été en relation avec la plaignante, sa collègue parmi cent. Parlant un anglais sommaire, elle ne connaît ni le FMI ni DSK ; elle ne parle que de ce «VIP, venant du même pays que vous». Comment donc avait-elle appris que la personnalité à l’origine du scandale était française? «Mais parce que sa photo avait été, dans le local où nous nous changeons, affichée avant sa venue dans l’hôtel!» De manière compréhensible, le management de l’hôtel attirait l’attention de son personnel à l’avance, avant l’arrivée de VIP, clients à soigner particulièrement. Lorsqu’elle est entrée dans la suite 2806 vers midi ce samedi fatal, Nafissatou Diallo savait comme tout le monde qu’elle était occupée par un personnage très important…

Source Le Figaro

Un drôle de témoignage…

  

Cette femme sans visage…

Ophelia Famotidina, employée de l’Hôtel SOFITEL de Times Square… d’après le sites POTINS c’est elle qui a été agressée sexuellement par Dominique Strauss Kahn

Selon le Journal du Dimanche, par contre, son nom est Nafissatou Diallo…

[JDD -17/05/2011]

On ne sait presque rien d’elle. Personne n’a encore vu son visage et son identité est restée jusqu’alors secrète. La plaignante dans l’affaire DSK, une femme de ménage du Sofitel de New York, a fui les caméras. Au départ, les premiers médias à enquêter sur elle expliquaient qu’elle s’appelait « Ophélia ». Mardi, Europe 1 et RMCrévèlent qu’elle se nomme Nafissatou Diallo. Elle a 32 ans, est d’origine ghanéenne pour Europe 1 et guinéenne pour RMC.

Ses supérieurs évoquent une employée modèle : « Elle travaille au Sofitel New York depuis trois ans et nous sommes entièrement satisfaits de son travail et de son comportement« , a déclaré le directeur général de l’hôtel Sofitel Jorge Tito. Selon le meilleur ami de « Nafi », interrogé par RMC, elle ignorait que le patron du FMI occupait la chambre 2806. Elle a découvert l’identité réelle de son agresseur présumé en regardant la télévision. Avec l’intérêt médiatique de l’affaire, les policiers ont décidé de la placer sous protection. Elle a quitté son appartement situé dans un immeuble en briques rouges dans le Bronx pour un lieu tenu secret. « Elle a passé deux jours entiers à pleurer« , a poursuivi son meilleur ami, ajoutant que, depuis, elle semblait rassurée. Mais elle hésite toujours à porter plainte, les poursuites étant actuellement menée par le procureur représentant la ville de New York.

« Elle est toujours très calme. Je ne l’ai jamais vue s’énerver« , a raconté sur Europe 1 un jeune voisin de Nafissatou Diallo. Il a parlé d’une femme discrète, assez jolie et « sans histoire ». « Je la croise quand elle part travailler ou parfois quand elle rentre. Mais je vois surtout sa fille, une fille très sympa. Et sa mère est vraiment gentille. Ça a été un sacré choc« , a-t-il détaillé.

Même stupeur chez une autre voisine, également interrogée par Europe 1. « Je pense qu’elle ne méritait vraiment pas ça », a-t-elle regretté. « Voyez ce que cet homme lui a fait. Il ne mérite pas d’être un jour président. Je l’ai vu dans le journal. C’est comme s’il n’avait aucune compassion pour elle. Rien du tout. »

En conclusion:

Qui ment dans cette affaire ? Pourquoi les américains demandent sans tarder la succession de DSK au FMI ? Cela sent le complot sur DSK une proie facile quand on connait ses faiblesses pour les femmes. Que vient faire l’intervention du frère dans cette histoire ? Y aura-t-il négociation pour un dédommagement conséquent entre les parties pour clore cette affaire ?