Les bouts de bois de Dieu d'Ousmane Sembene

Par Lagrandestef

Les bouts de bois de Dieu (Banty Mam Yall)

d'Ousmane Sembene
Pocket 1971
Le livre contemporain,( 1960)

379 pages
Roman, Sénégal

Résumé


Ce roman, qui se déroule du Sénégal au Soudan (le Mali d'aujourd'hui), s'inspire de faits réels: la grève des cheminots du "Dakar-Niger", ces ouvriers noirs qui, entre eux, s'appellent les "Bouts de bois de Dieu". Ils veulent conserver les traditions, les lois du clan, les coutumes, mais le progrès - implacable - les pousse. Au long de la ligne de chemin de fer, d'innombrables personnages se croisent et se rejoignent : les Africains qui, tant que dure la grève, ont peur, peur du long silence des machines, et, surpris par ce mouvement, les Européens qui s'appliquent à conserver le prestige de la vieille Afrique. Mais au coeur de ces voix discordantes, de ces âmes déchirées, s'élève un amour de l'homme d'autant plus bouleversant qu'il est lucide. Respecter l'homme n'est pas chose aisée...
Mon avis : pas encore lu


L'auteur

Considéré comme l'un des premiers réalisateurs africains, Ousmane Sembene se sert du cinéma pour faire passer ses messages de cinéaste engagé. Jeune homme, il fait partie des tirailleurs sénégalais mobilisés par l'armée coloniale française pendant la seconde guerre mondiale. En 1946, il arrive clandestinement dans la ville de Marseille, où il y découvre le cinéma et la littérature. Très vite, il se passionne pour l'écriture et publie son premier roman, 'Le Docker noir', en 1956. Cette brève expérience va laisser place au cinéma dans le coeur du quadragénaire. Il consulte André Bazin et Georges Sadoul avant de partir étudier le 7e art à Moscou. En 1963, il présente son premier court métrage, 'Borom Sarret'. Cette première expérience l'incite à se lancer totalement dans le cinéma. En 1966, il signe son premier long métrage, 'La Noire de ...', qui est couronné par le Prix Jean Vigo. Mettant en scène les rapports sociaux dans l'Afrique contemporaine sous un oeil humoristique, le réalisateur n'hésite pas à évoquer les pages les plus sombres du continent Africain. Ainsi, en 1971 le film 'Dieu du tonnerre' relate les affrontements avec l'armée coloniale durant la guerre. En 1977, 'Ceddo' montre les conflits religieux au XVIIe siècle. En 1988, il remporte le Grand prix du jury à Venise avec le long métrage 'Le Camp de Thiaroye'. Le cinéaste entame en 2001 la trilogie 'L' Héroïsme au quotidien' avec le premier volet 'Faat Kiné', suivi de 'Moolaadé' en 2005. Ousmane Sembene meurt le 9 juin 2007. Il restera comme l'un des précurseurs du cinéma en Afrique.