"Russell Crowe n'est pas un antisémite"

Par Cineblogywood @Cineblogywood

Sur le web : Russell Crowe et Eli Roth sont potes. Ils aiment à se chambrer sur Twitter. Et ce vendredi, Russell a balancé à Eli une vanne sur la circoncision : "Beaucoup d'amis juifs. J'aime mes amis juifs. J'adore la pomme et le miel et le drôle de petit chapeau mais arrêtez de couper vos enfants" ("many jewish friends, I love my Jewish friends, I love the apples and the honey and the funny little hats but stop cutting yr babies @eliroth).
S'ensuit un petit débat sur la circoncision entre Crowe et ses followers. Puis l'acteur ajoute : "Pour finir, si vous pensez que c'est juste de couper des choses à vos enfants, s'il vous plaît arrêtez de me suivre et aller vous faire f...e, je préférerai être un parent attentif plutôt que la barbarie" ("Last of it, if u feel it is yr right 2 cut things off yr babies please unfollow and f**k off,I'll take attentive parenting over barbarism").
Russell finit par s'excuser
Un journaliste de THR n'apprécie guère les propos et déclare que Crowe "insulte les juifs". Première réaction du comédien à 13h36 : "Ne voulais pas offenser, ne voulais certainement pas donner du grain à moudre à des journalistes fainéants. Je ne peux pas m'excuser pour une conviction intime" ("wasn't intending offense, certainly wasn't intending to provide fodder for lazy journalists. I can't appologize for my heartfelt belief"). Mais les réactions se multiplient sur les LT. Twitter "est un forum génial pour la communication, j'ai comme tout être humain mes opinions et vous avez les vôtres, merci de faire confiance aux miennes" ("This is a great forum for communication,I,like any human have my opinions and you all have yours, thank you for trusting me with them"), tweete Crowe à 15h. 
Avant de lâcher, finalement, 35 minutes plus tard : "J'ai un amour profond et respectueux pour les gens de toutes nationalités, je suis vraiment désolé d'avoir dit des choses ici qui ont fait de la peine" ("I have a deep and abiding love for all people of all nationalities, I'm very sorry that I have said things on here that have caused distress"). Puis, quatre minutes plus tard : "Mis à part mes croyances personnelles, je me rends compte que certains interpréteront ce débat comme une moquerie de ma part envers certains rites et traditions, j'en suis vraiment désolé" ("My personal beliefs aside I realize that some will interpret this debate as me mocking the rituals and traditions of others. I am very sorry"). Là-dessus, Russell Crowe, qui a déclaré plus tôt se trouver à Positano, en Italie, arrête de tweeter.
Eli mobilise Twitter
Entre temps, Eli Roth est monté au créneau pour défendre son pot. Sur Twitter, il s'en prend à The Hollywood Reporter : "COMMENT OSEZ-VOUS dire que Russell Crowe est antisémite ? Qu'est-ce qui CLOCHE chez vous ? Nous sommes AMIS. Les amis se vannent. Tout ça est DINGUE" ("@THR HOW DARE YOU call @russellcrowe antisemitic? What is WRONG with you? We are FRIENDS. Friends joke and tease each other. This is SICK"). Et d'enchaîner : "RT SVP. Russell Crowe est un type génial - des gens se servent d'une blague sur Twitter à mon attention et l'utilisent comme excuse pour avilir un homme bon" ("PLEASE RT. @russellcrowe is a great person - people are taking a joke to ME on twitter and are using it as an excuse to villify a good man").
Plusieurs appels à RT suivront, ainsi qu'un #FF pour Russell Crowe, "une des personnes les plus sympas que j'ai eu la chance de rencontrer et avec qui j'ai eu la chance de travailler. ET RESPECTUEUSE DE TOUTE LES RELIGIONS" ("#FF @russellcrowe One of the nicest people I have ever been lucky enough to meet and work with. AND RESPECTFUL OF ALL RELIGIONS").Roth reproche à THR, The Atlantic et au Huffington Post d'avoir repris les propos de Crowe sans avoir cherché à contacter ni l'un ni l'autre. Le réalisateur/acteur retweete les messages de soutien et finit par donner une interview à TMZ dans laquelle il clame que "Russell Crowe n'est pas un antisémite". Et de dénoncer la presse qui veut "terrifier les célébrités pour qu'elles n'utilisent pas Twitter".
La morale de cette histoire, s'il y en a une, nous l'avons tous, nous les utilisateurs de Twitter, expérimenté avec plus ou moins d'embarras : sur Twitter, tu es ce que tu écris. Quoi que tu aies voulu dire, c'est ce que tu as écrit qui reste. Et forcément, un écrit prête à de multiples interprétations.
Anderton