MINNIE MOSKOWITZ au Bus Palladium

Par Lamusiquedenosvies

Minnie Moskowitz au Bus Palladdium à Paris le 21 mai 2011

Armelle

Le groupe Minnie Moskowitz tire son nom d'un film du célèbre réalisateur John Cassavetes. En effet, le groupe est très porté sur le cinéma et utilise souvent les films comme source d'inspiration. J'avais vu il y a des années un film de Cassavetes mais je ne me rappelle plus lequel mais j'ai le souvenir que c'était un très grand moment. Je me suis rendu au Bus Palladium essentiellement pour voir le groupe en tête d'affiche, Lolito, mais j'étais aussi curieux d'entendre le son de Minnie Moskowitz.

Des ballons en forme de requin étaient accrochés à la scène sur laquelle le groupe s'avançait. Minnie Moskowitz, c'est quatre demoiselles qui chantent, qui dansent tandis que Guillaume le batteur imprime un rythme excitant aux compositions. Babylosers commence sur de douces notes au clavier jouées par Tara, l'anglaise du groupe avant que le morceau décolle avec un son indie pop orné d'une touche d'électro très caractéristique du groupe. Céline et Armelle, au centre, se partagent la majeure partie du chant et donnent une dimension intéressante à leurs chansons avec des lignes de chant qui se croisent et se décroisent habilement.

Céline

Guillaume

Tara

Après cette mise en jambes efficace, la chanson Dead Shark suivait et expliquait les ballons accrochés à la scène. La mélodie est inventive voire ludique avec un brin de tambourin que j'adore toujours. Sur Rosebud, Armelle se distingue avec de très belles parties de glockenspiel et flûte. Who est accrocheur avec son refrain irrésistible qui fait la part belle aux harmonies vocales. Le public visiblement apprécie la prestation du groupe et de larges sourires se dessinent sur le visages des Minnies.

Modern Communication voit Guillaume chanter avec brio sur une ligne mélodique sombre mais virevoltante. Au milieu de ce très bon set se situe Meet me at the disco. S'il fallait retenir un seul morceau, ce serait bien celui-là : énergique, enthousiaste et entraînant. On assiste à une version mixte avec un début en français puis la suite en anglais ponctuée de jolies pirouettes vocales. Un morceau assez remarquable.

Fanny

Je n'ai pas encore parlé du dernier membre du groupe, Fanny. Très séduisante et enthousiaste sur son côté de la scène, elle exécute sur MOP une ligne de basse lourde et entêtante renforcée par une flûte traversière ondulante, presque insaisissable. Sur Watermelon, on peut apprécier la voix de Tara qui était restée relativement discrète jusque là. Puissante et voire surprenante, sa voix espiègle contraste avec son jeu posé au clavier et porte tout du long le morceau avec une attitude délicieusement British.

Minnie Moskowitz approche de la fin de son concert avec Spark qui comme l'indique son titre est rythmé et efficace. Le dernier morceau progresse avec un tempo trépidant, tous les membres se mettent à chanter sur les Where you go obsessionnels qui achèvent magnifiquement ce très bon concert.

J'ai trouvé le groupe Minniz Moskowitz très intéressant, les mélodies sont créatives et leur énergie est contagieuse sur scène. Espérons qu'ils continuent sur le même chemin en travaillant et en jouant avec la même intensité que lors de ce concert.

Sur cette dernière note, il est temps pour moi de mettre en parenthèse les concerts et la photographie de concert, ce qui ne devrait pas déplaire à certaines personnes. C'était très bien et enrichissant mais néanmoins très prenant physiquement et mentalement, il est donc temps de faire une pause. A bientôt.

Le restant des photos sont ici

http://www.flickr.com/photos/squirrelonthefield/sets/72157626777913670/