Les chefs d’états africains maintiennent le pari de la jeunesse.

Publié le 22 juin 2011 par 237online @237online
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Il faut se l'avouer : environ 62℅ de la population globale de l'Afrique aujourd'hui se situent en dessous de 35 ans et plus de 20℅ ont entre 15 et 24 ans. Les analystes estiment qu'à l'horizon 2020, plus de soixante-dix pour cent auront moins de vingt ans. Cette frange quoiqu'importante est encore mal ou sous exploitée. Les Chefs d'Etats africains décident de maintenir le pari de cette jeunesse. Des mesures sont en cours d'implémentation.
Vivant dans l'oisiveté pour la majorité et devant faire face à une globalisation effrénée, ils sont plus enclins au découragement, aux sentiments d'injustices de révoltes, si non à la reproduction des clichés d'une valeur occidentale au grand détriment de la valeur propre africaine. Les implications sont manifestes sur le développement du continent. Jean Ping de prédire que « sur quatre personnes que nous croiserons dans les rues du Caire, Nairobi, Brazzaville, Lagos, Malabo ou Johannesburg, trois auraient moins de vingt ans ». Et pourtant, « l'Afrique veut mener et gagner le combat du renforcement de la compétitivité de ses jeunes talents dans l'arène internationale », insiste-t-il. Revenant ainsi sur le thème choisi pour le sommet des chefs d'Etats à Malabo à savoir : «l'accélération de l'autonomisation de la jeunesse pour un développement durable», il tenait à redire la volonté des Chefs d'Etats africains de faire le pari de la jeunesse.
L'amélioration des capacités des jeunes et leur participation à la vie sociale, politique et économique du continent est un préalable au développement du continent. Poursuivant cet objectif, la huitième session de la Commission du Travail et des Affaires sociales réunie à Yaoundé en avril 2011 avait consacré ses travaux au thème «promouvoir l'emploi des jeunes pour la cohésion sociale et une croissance inclusive ». Soutenue par l'Union Africaine, elle témoignait non seulement de l'importance accordée à cette jeunesse, mais aussi reconnaissait « le rôle primordial et la contribution dans les processus de développement ».
Des mesures ont été prises par les dirigeants africains et leurs gouvernements en faveur de la jeunesse africaine. L'objectif : créer et promouvoir des conditions adéquates en vue d'une meilleure considération et prise en charge des besoins de la jeunesse africaine ainsi que de sa situation. L'on peut relever parmi les plus urgentes décisions: la création du Corps des Jeunes Volontaires de l'Union africaine; la promotion de la formation technique et professionnelle ; la création d'une base de données sur les Organisations africaines de jeunesse.
Il était aussi inscrit dans l'agenda 2010 de la jeunesse mondiale, la création d'une Université panafricaine. Elle est composée de cinq instituts régionaux et leurs centres nationaux affiliés devraient pouvoir répondre aux normes mondiales de qualité de formation et d'excellence dans la recherche en science, en technologie et en ingénierie et mathématique (STIM).
Ceci étant, en Octobre 2011, trois de ces Instituts vont démarrer leurs programmes. C'est le cas de l'Institut des sciences de la vie et de la terre à Ibadan au Nigeria ; l'Institut de la gouvernance, des sciences sociales et des Humanités à Yaoundé au Cameroun et l'Institut des sciences de base, technologie et innovation à Nairobi au Kenya. Nous noterons qu'en marge du Sommet des Chefs d'État et de Gouvernement de l'Union africaine ce mois de juillet 2011, la première pierre de l'Observatoire Africain de la Science, de la Technologie et de l'Innovation (OASTI) a été posée. Rappelant également que la Guinée Equatoriale avait offert d'accueillir cet Observatoire Africain de la Science, de la Technologie et de l'Innovation puis de mettre à sa disposition, les premiers fonds de démarrage. L'institution qui verra le jour servira à valoriser nos jeunes chercheurs et permettra à l'Afrique de mieux mesurer ses potentialités scientifiques. Sa création avait été décidée par le Sommet des Chefs d'État et de Gouvernement en janvier 2007 à d'Addis Abeba.
L'ambition est d'attirer et de retenir sur le continent les jeunes talentueux et motivés, en leur offrant des conditions d'études et de recherche épanouissantes. « Par les valeurs qu'elle porte et affirme, la jeunesse participe de surcroît aux changements et mutations de la société. » Jean Ping, Mai 2011.
Rappels :
- 2006 : Adoption de la Charte africaine de la jeunesse.
- 2008 : Célébration de l'Année de la jeunesse africaine.
- 2009 : Entrée en vigueur de la Charte qui vise à promouvoir la participation des jeunes et des organisations de jeunes à un large éventail de dialogues intergénérationnels sur les politiques et les initiatives d'élaboration de politiques, préalables à la prise en compte des opinions des jeunes.
- Institutionnalisation du 1er Novembre comme Journée africaine de la jeunesse.
- Déclaration de la décennie 2009-2018 pour le développement de la jeunesse.
- Revitalisation de l'Union Panafricaine de la jeunesse, dont le siège se trouve à Khartoum au Soudan.

Eddy Patrick DONKENG, 237online.com à Malabo.


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