Côte d'ivoire: Soro prépare la présidentielle de 2016

Publié le 26 juin 2011 par 237online @237online

Écrit par LC   

Samedi, 25 Juin 2011 22:27

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Au moment où son mouvement armé s'apprête à être dissous dans une armée républicaine, le premier ministre Guillaume Soro se cherche une vraie légitimité politique.
Alors que l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) n'a pas engagé le moindre démantèlement au Nord du pays, qu'elle occupe depuis 2002, son leader Guillaume Soro se concentre déjà sur les prochaines législatives, théoriquement prévues fin 2011. Homme de gauche, le premier ministre n'envisage pas de rejoindre le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), coalition de partis emmenée par l'ex-président Henri Konan Bédié, qui a porté Alassane
Ouattara au pouvoir. Lui et son premier cercle songeraient plutôt à se lancer bille en tête dans l'arène politique en donnant naissance à un parti politique - ce qui, en soi, n'aurait rien de révolutionnaire. Du National Patriotic Front of Liberia (NPFL) de Charles Taylor au Mouvement pour la libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Mbemba, en passant parl'Unita de Jonas Savimbi, Soro ne serait pas le premier leader d'une ex-rébellion à rechercher une légitimité politique.
Les proches du premier ministre pourraient ainsi se présenter au scrutin sous l'étiquette d'une nouvelle formation ou, à défaut, comme candidat indépendant dans leurs fiefs respectifs, là où ils sont assurés de pouvoir remporter un siège à l'Assemblée nationale. A fortiori, la députation serait synonyme
d'immunité pour ceux qui ont été épinglés dans plusieurs rapports de l'organisation Human Rights Watch (HRW) pour les exactions commises durant la crise postélectorale.
Guillaume Soro devrait ainsi se présenter dans sa ville natale de Ferkessédougou (Extrême-Nord). En cas de victoire, le perchoir pourrait lui servir de base de refuge en attendant de se porter candidat à la présidentielle de 2016. De son côté, son conseiller en communication et actuel ministre de la pro-
motion de la jeunesse et du service civique, Alain Lobognon, se positionne à Fresco, sa ville natale dans le sud-ouest. L'avocat Affoussy Bamba, porte-parole de l'ex-rébellion qui n'a pas réussi à décrocher un portefeuille ministériel, pourrait opter pour une commune d'Abidjan. Le journaliste Méité Sindou, porte-parole de la primature, vise également le Parlement, tout comme le ministre de l'artisanat et de la promotion des PME, Konaté Sidiki, qui devrait postuler dans la région de Man (centre-ouest). Il a entamé des discussions avec certains membres de la famille de feu Robert Gueï pour se faire adouber.