Vive la transe avec Charles-Baptiste !

Publié le 29 juin 2011 par Bertrand Gillet

Non ceci n’est pas une directive émanant du ministère de l’intérieur. Chanteurs de France soit un jeune espoir de la variété française, appelée commodément par certains confrères nouvelle chanson française, un jeune espoir disais-je en la personne de Charles-Baptiste, chevelure Mitch Mitchellisée, regard et humour perçants, qui s’est donné pour ambition de faire un tour de France des grandes chansons de notre patrimoine musical.


Du 27 juin, jour du grand départ…

En cliquant sur un lien Facebook (là, juste en fin d’article), vous arrivez sans crier gare sur une page où le chanteur présente sa carte de France (rien de masturbatoire la dedans) des reprises sur la base d’un contrat simple : un jour, une région, une chanson. Nous sommes tous fils de la Province. Et ça commence ou continue Encore et Encore, c’est que le début d’accord, d’accord, avec Francis Cabrel. Caméra à l’épaule dans un trip quasi documentaire, on assiste à une performance tendue, minimale, granulée (les lumières), incarnée ; l’homme est seul, rivé à son piano, sur la scène déserte de la salle Colonne, en plein XIIIème arrondissement parisien. Sidérant de constater qu’une reprise suffit à redonner éclat et aura à une chanson que beaucoup auraient habituellement snobé. C’est le mystère même de l’interprétation. La sienne semble mue par une tendresse sans borne pour ces œuvres viscéralement ancrées dans notre culture.

… Jusqu’au Grand Final du 12 juillet.

On attend donc la suite. Qui s’annonce forcément passionnante. Au programme, Les mots bleus de Christophe, Emmanuelle de Pierre Bachelet, L’Aziza de Balavoine et même Dance de Justice, seule chanson en anglais prévue au programme. Il en compte 12. La tracklist idéale. Pour dire vrai, à travers ce concept éminemment pop(ulaire au sens noble du terme), l’artiste s’offre une entrée en matière toute trouvée avant la sortie de son premier album, actuellement en préparation. Charles-Baptiste n’est à l’évidence pas un produit à vendre. D’où sa légendaire décontraction lors de la présentation de ce projet.

Le 27 juin, jour de la présentation presse…

Bon presse, je m’emballe, je voulais dire plutôt blogosphère. Quelques « influenceurs » sont réunis par une chaude soirée de juin au restaurant ex lupanar Lapérouse. Sur le trottoir frappé de stupeur estivale, nous faisons les pieds de grue. Et pour cause. C’est un ballet de voitures noires et de gorilles dans la brume moite qui se joue devant nous. Une star, un people ? Nous y allons de nos petites conjectures quand l’info tombe. De source sûre, elle vient du staff du prestigieux restaurant : notre premier ministre, paraît-il, occupe le premier étage. Les men in black s’affairent, visiblement sous tension ; formidable spectacle qui nous plonge dans une fiction et de surcroît à la Française ! On ne pouvait rêver meilleure escorte pour accompagner notre chanteur de variété préféré. A l’intérieur, c’est un dédale de petits salons qui se lovent les uns contre les autres dans une étourdissante invitation à l’érotisme pénard. Nous restons au rez-de-chaussée, dans une salle réservée pour l’occasion où un piano, faisant corps avec les murs, semblent attendre l’artiste. Nous, bloggeurs, attendons les coupes toutes scintillantes de bulles qui nous délivreront du sentiment d’étouffement en ce jour de folle météo. C’est un Charles-Baptiste hilare qui se présente alors. Malgré l’introduction protocolaire, l’artiste détend l’auditoire avec la finesse que l’on sait et de commencer une discussion fluide et spontanée autour du projet Chanteur de France. L’échange, vif, franc, nous amène  à nous présenter chacun à notre tour. Puis, il faut se lancer : le jeune homme se pose alors devant le piano et entonne quelques notes, les compositions personnelles s’enchaînent dont le futur hit single Dans ma chambre d’adolescent suivi de près par le sautillant On veut les tubes. Puis, l’artiste s’attèle au répertoire évoqué ci dessus. Ça marche, ça fonctionne comme disent les gens du métier, ces créatifs qui se rêvent créateurs. Pendant que la musique donne du refrain, mon regard balaye le décor Lapérousien. Détail qui ne m'échappe pas : le marbre des plafonds me fait aussitôt songer, dans une correspondance troublante de vérité, à celui dans lequel ces chansons sont gravées... Pour l'éternité.

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http://www.myspace.com/charlesbaptiste

http://www.facebook.com/charlesbaptisteofficiel



29-06-2011 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1651 fois | Public Ajoutez votre commentaire