Jamez au Pedemolen (Watermolen) à Sint-Gertrudis-Pede ( Schepdaal) le 1 juillet 2011

Publié le 01 juillet 2011 par Concerts-Review

Schepdaal ( grand Dilbeek): le trammuseum- la brasserie Eylenbosch- les Molenbeek et Pedebeek - un peu plus loin ( Itterbeek- Sint-Anna Pede), la célèbre et romane Sint-Annakerk, illustrée par Pieter Bruegel l'Ancien et, enfin, le magnifique moulin à eau, le Pedemolen, lui aussi représenté par Bruegel, monument classé depuis 1975!
C'est là que le CC Westrand organise, en cette fin juin/début juillet, un événement culturel local et extra-muros

 ' Stoep en Drempel', afin d'éloigner les villageois de leur petit écran, de les rapprocher, de leur permettre de concocter eux-mêmes un événement créatif, bref de sortir de l'absurdité de la vie moderne ( « Vous êtes sur terre, c'est sans remède ! » Samuel Beckett) et du repli sur soi!
En ce premier jour de juillet le programme doit s'achever par le concert d'un groupe de la région( Halle/Ternat):  Jamez!

Pas facile à trouver ce moulin fantôme, la Losstraat c'est pas la Lotstraat, et une fois sur place tu tombes en plein buffet campagnard, on t'offre une Kriek, une seconde,etc... histoire de montrer que Pee accepte les étrangers résidant à 12km!
Le concert est annoncé à 9PM, à 21h20' Miss Pee 1959 s'accapare d'un micro, félicite les locaux, remet quelques tartes bourrées de Chantilly/Pajottenland à des méritants, invite la moitié du village sur le podium ( 14 personnes, deux fillettes, un grabataire, un chien et quelques puces...) et après ce numéro Urbanus van Anus, folklorique et désuet, cède la place à Jamez!

En 2009, tu croisas ce butler lors du Festiv'Halle, depuis il a décidé de modifier le S en Z et se fera appeler JameZ...
Pas de changement au niveau line-up: Dirk Van Wesemael ( chant-harmonica)-Tim Ricour, très court: guitares- Denis James , élégant bassiste et Wim Cruysbergs, kale drummer !
Le répertoire navigue toujours dans les ruisseaux blues/rock!
En trio, le Dirk chattant avec Manneken Pis, un surf qui fait des vagues:'Pipeline'.
Tim reste le pôle attractif numero uno, un jeu scintillant et exubérant!
Arrivée du gars de Wezemaal, anciennement Wesemael, en avant pour un country rock enlevé, suivi d'un rock solide 'I know a place'.
De plus en plus nerveux 'History' , ça pêche grave.
Fait pas torride à la campagne, hein, braves gens: ' When you're cool'...the sun shines all the time... c'est beau la vie!
Du bluesrock bien gras, comme on l'aime.
Tim s'amuse, smoke on the water, il n'y a pas de fumée sans feu, mais depuis aujourd'hui plus de tabac dans les zincs, smoke buiten!
Boogie time.... no need to run... on est pas pressé, la Kriek est pas dégueu!
Un downtempo: 'Bad Things', pas mauvais!
Deux secondes, je ramasse un harmonica et on attaque' Nobody but myself', un country blues cashien.
L'assise rythmique est sans fissures, le petit mitraille et la voix fait le reste.
Une tranche de Tin Pan Alley blues à la Stevie Ray?
Le pugnace ' Just like a minstrel' , un ménestrel coiffé d'un Stetson et chaussé de boots pointues!
Du hard blues dans la lignée Bachman Turner Overdrive: ' Something's gotta give', de méchants effets de vibrato, la guitare crache comme un lance-flammes.
'Bridge to better days' toujours ce hard aux odeurs seventies: Montrose, Nazareth, le Sabbath des débuts...
Le Tim s'autorise une séquence andalouse pendant que Wim essaye vainement d'écraser un insecte dilbeekois de ses sticks.
Vlan, ça devait arriver, les cymbales prennent la tangente: maladroit!
Retour au blues: ' Toes up', keske t'as Dirk? ... Well I'm tired, I'm so tired... bois un coup, menneke, ça va passer!
Effectivement, il nous sort un mouth harp et la machine turbine comme une pouliche fougueuse.
La rock ballad du répertoire' The songs that we sing', suivie d'un slow blues baignant dans des marais voodoo ' After dark'.
Une Guinness avec Thin Lizzy?
'Irish pub'!
Bye, bye Dublin, on traverse les océans pour un leste rockabilly/swing 'Let's shake' ,... come to daddy, on va faire un tour de piste, un petit mambo avec ma pépée kinoise!
Pede, c'est l'heure, la dernière: 'Rock this town' euh, this village.
Les chats de gouttière sont de sortie, sortez la brylcreem et les peignes à cran d'arrêt!
Les meuniers veulent un bis, on leur sert le singalong 'Stand by me', version Alzheimer.
Pede supplie: nog eentje, majordome!
OK, rien que pour les dames on vous joue un truc qui n'a rien à voir avec notre setlist classique: 'Run like hell' du Pink Floyd!

Trip psychédélique osé, mais concluant!

Sympa ce concert!