Séjour à louxor - 2

Publié le 16 juillet 2011 par Rl1948

   

   Puisque, samedi dernier, j'abordai d'emblée le sujet des transports, quelques autres précisions :
Traversée du ferryboat : 1 LE  (*)  

 

Traversée en motor boat : 5 LE


Taxi collectif : 50 piastres  (**)

   Mais là, il faut être au courant des multiples destinations et des gestes ou mots pour en indiquer une au chauffeur ou bien être accompagné par quelqu'un qui sait ... Sinon, on risque de se retrouver à un endroit où l'on ne souhaite pas se rendre !


   On grimpe, on sort sa pièce, on tape sur l'épaule de celui qui est devant soi, qui la passe à celui qui est devant lui et ça va jusqu'au chauffeur qui renvoie la monnaie par le même biais tout en conduisant, klaxonnant et montrant aux gens qui le hèlent où il se rend avec le même code gestuel. Une véritable aventure à tenter de préférence aux heures creuses...

Taxi privé :

prix à négocier avant de monter dans le véhicule, en sachant que beaucoup sont climatisés, ou que c'est écrit dessus mais que si la clim fonctionne, le chauffeur est plus gourmand, estimant qu'il conduit une "limousine"...

   Pour la petite histoire, nous avons été à l'arrivée "démarchés" par un Abdallah souriant

qui nous a même donné sa carte de visite malgré nos dénégations. Comme d'habitude, dès qu'on discute, le dialogue est le suivant :
"- Hello, you need a taxi ?
- La choukrane !
- Where you come from ? English, french, germany ?
- French !
- Ça va ? Ça roule ma poule ? Besoin taxi ?
- Non merci !!!
- Pas cher, moins cher que Leclerc !
- J'ai dit non merci !!! Bass !!!
- Quel hôtel ?
- Nefertiti ! Allez, ça suffit ! Khalass !
- May-be later ?
- ... ... ...


- Tomorrow ?
- ... ... ... [avec un geste de la main disant non et gardant le visage aussi fermé que possible !]
- OK, may-be later !!!"


   Le bougre s'en va enfin.
   Le lendemain matin, nous sortons de l'hôtel pensant nous rendre tranquillement sur la West Bank. A peine avons nous parcouru dix mètres que, surgi comme le diable de sa boîte, Abdallah nous tombe dessus :
"- Hello, my friend ! You want a taxi ? You want to go West Bank ? I have my taxi there.
- La Choukrane !
- But I gave you my card. Remember ?
Do you need something ? Motor-boat, felluca ?
- Non merci !
- OK, where you go ?
- West-Bank, by my foot !
- But you need a taxi there ! I have taxi on West bank ! I can drive you to the ticket office !"

   Pensant le désarmer, puisque nous arrivons au ferry, nous grimpons ... Rien n'y fait, il nous emboîte le pas. Durant la traversée, il nous convainc et finalement nous acceptons son taxi. Là il empoigne son portable et commence une discussion avec son interlocuteur.
   A l'arrivée du ferry, il nous fait attendre, et finalement au bout de cinq minutes, arrive une vieille 404 break bleue et blanche, conduite par un moustachu aussi foncé de peau qu'Abdallah est clair, deux fois sa taille, avec une trogne de bon bougre auquel il ne faut pas marcher sur les pieds...


"- C'est quoi, cette histoire ? Je croyais que tu avais un taxi ?
- This is my brother, Muhammad !"
  

   Ouais, et moi, je suis ta sœur !
   Bref, c'est donc "en famille" que nous aurons le plaisir de faire nos excursions durant ces neuf journées à Louxor...
   Le prix négocié pour des "petites" journées" (en gros, de 8h 30 à 16h) sera de 80 LE, sans bakchich supplémentaire ! Compte-tenu de la période difficile, je n'ai pas voulu me montrer trop "rat", sachant que la saison a été très dure pour eux, ni en profiter pour marchander plus encore, car il aurait sans nul doute accepté...


   Petit aparté, ici, pour dire encore mille mercis à Marie qui m'ayant prêté un téléphone local à mon arrivée nous a permis de contacter ou d'être contactés sans soucis, et de nous sentir parfaitement sécurisés, sachant qu'à tout moment nous pouvions la joindre pour appeler au secours ou demander un renseignement ! Ça n'a l'air de rien, mais c'est très rassurant !
   Bon, pour les transports, j'ai eu la chance de faire un soir du "taxi brousse", et aussi de la moto !
La moto, je n'en menais pas large, mais c'était pour aller de chez mon marchand de chemises à une cash-machine, car il ne voulait être payé qu'en livres... Mais comme je n'avais pas payé les chemises, le gars qui m'a pris en selle m'a conduit comme une jeune mariée, ne voulant pas perdre un client avant que l'affaire soit faite !!!


   On a "juste" pris un rond point à l'envers, manqué se mettre dans une charrette de luzerne dont l'âne connaissait aussi mal le code de la route que mon chauffeur, et lorsque ma Catherine m'a vu revenir, elle était encore grise de peur !
   Prochain rendez-vous : samedi 23 juillet ...
 

François

NdRL :

(*) 100 livres égyptiennes  = 11, 18 €

(**) 1 livre égyptienne = 100 piastres

   Ici même, dans la partie "Commentaires", n'oubliez pas de lire les réponses que François a eu (et continuera d'avoir) la gentillesse d'adresser à tous et ce, jusqu'à mon retour définitif sur ce blog ...

   Merci à vous de poursuivre la lecture de son récit ; merci à lui d'accepter de jouer le jeu et de pallier mes absences estivales ...

Richard