Présidentielle 2012 : Martine Aubry et François Hollande en piste pour imposer l’austérité aux travailleurs

Publié le 21 juillet 2011 par Forrestgump54

«Alors que la crise de la zone euro se prolonge et que les déficits font craindre à la France une baisse de sa notation financière, les candidats à la primaire socialiste ont entamé une course à la crédibilité fiscale et économique ». C’est ainsi que le journal « Le Monde » présente les dernières déclarations de Martine Aubry et François Hollande à propos de la question des déficits.
Cette dette est du pain béni pour la spéculation, elle la fabrique en même temps qu’elle l’entretient pour en tirer des profits financiers substantiels. Dans le même temps, les capitalistes se servent de la réduction de la dette pour porter un coup sans précédent aux acquis sociaux et aux salaires avec l’aide des États et de l’Europe.
Se positionner par rapport à cette question est donc significatif des orientations politiques des uns et des autres. Pour nous les salariés ne doivent pas payer la dette, elle doit être annulée et le système bancaire privé doit être nationalisé pour se mettre au service des investissements et du développement social. M. Aubry et F. Hollande en déclarant qu’ils veulent réduire le déficit public à 3% du PIB dès 2013 (il est aujourd’hui de 6%) se placent dans la course pour imposer une cure radicale d’austérité aux salariés. En effet, cet objectif ne peut être atteint que par une réduction des budgets sociaux, par de nouvelles attaques contre la sécu et les retraites et par de nouvelles privatisations comme c’est le cas en Grèce, en Italie, au Portugal, en Irlande et dans presque tous les pays européens. Les deux candidats socialistes viennent donc de dévoiler le programme commun des candidats du capital : plus d’austérité et moins de services publics. Certes affirment-ils, il faudrait instaurer au niveau européen une taxe sur les transactions financières, une vieille idée réformiste, mais l’idée de la taxation est si peu dangereuse pour les capitalistes que même Sarkozy soutient un tel projet. Quand, de surcroît M. Aubry apporte un soutien appuyé à la politique du gouvernement socialiste grec, il devient tout à fait clair qu’elle se place dans la même optique : se mettre au service du capital avec ses alliés et faire avaler la pilule que la droite a du mal à faire passer.
Décidément il n’y a rien à attendre du trio gauche, droite et front national, tous au service de leurs commanditaires : les forces capitalistes.

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