Tout sur leïla bekhti , étoile montante du cinéma français

Publié le 06 août 2011 par Abelcarballinho @FrancofoliesFLE



Son talent enflamme toute une génération de réalisateurs, de Cédric Kahn à Jacques Audiard. Égérie de l'Oréal Paris, la rafraîchissante Leïla est une nature heureuse, spontanée. Dans  Itinéraire bis , comédie romantique, elle nous entraîne joliment sur les routes de Corse. On la suit !



Elle était la seule femme dans le film événement de Jacques Audiard " Un prophète". Il y a trois ans, Leïla Bekhti a connu ce dont rêvent toutes les jeunes comédiennes, une ascension fulgurante et la reconnaissance de ses pairs avec le César du Meilleur Espoir féminin. Profitant de l’état de grâce de la nouvelle comédie française, c’est dans un film de filles, le délicieux  " Tout ce qui brille "  , de Géraldine Nakache et Hervé Mimran, qu’elle explose en 2010.


LEILA BEKHTI : CESAR DU MEILLEUR ESPOIR FEMININ...  



Depuis, tout le monde veut Leïla Bekhti. Pourquoi elle ? Pourquoi, à un moment donné, une actrice plutôt qu’une autre emballe-t-elle le public et la critique ? Le talent, la beauté, le charisme... certes. Chez Leïla, c’est peut-être aussi le mystère, un regard mélancolique, une gravité que n’ont pas les autres et qui lui confèrent cette intensité propre aux grandes. Radu Mihaileanu – qu’elle a accompagné au Festival de Cannes pour " la Source des femmes "  – et Cédric Kahn l’ont choisie ; entre films d’auteur et cinéma populaire, elle navigue avec le naturel de cette nouvelle génération d’acteurs qui se joue des codes du sérail et marche au désir.



De sa vie privée, on ne sait rien, sinon qu’elle vient d’épouser son partenaire dans Un prophète, le comédien Tahar Rahim, autre valeur montante du cinéma français. Élevée en banlieue parisienne, Leïla protège farouchement son jardin secret et ses proches. Elle se dit « très entourée » : de son frère et de sa soeur d’abord – c’est d’ailleurs à eux qu’elle a offert son César –, de ses amis de toujours ensuite, de sa famille de cinéma enfin. On la retrouve cet été dans la comédie " Itinéraire bis "  aux côtés de son camarade Fred Testot. Un road-movie romantique sur les routes de Corse, frais et léger comme un verre de rosé.

Deux ou trois choses que l’on sait de Leïla Bekhti...

Elle ne s'en lasse pas

« J’ai toujours été très entière, et le fait d’être connue n’y a rien changé. Je dis ce que je pense... Alors oui, parfois, les choses me reviennent violemment au visage, mais je n’ai ni l’envie ni le temps d’être stratégique. Mon moteur, c’est l’émerveillement. J’adore être actrice, et je n’en reviens toujours pas de pouvoir en vivre. Tout le mal que je me souhaite, c’est de ne jamais être blasée. J’ai la chance d’avoir un entourage très présent qui m’a permis de garder la tête froide au cours de cette dernière année. Mes amis sont les mêmes qu’il y a dix ans. Ils ne travaillent pas  dans le cinéma, mais entre eux et moi, rien n’a changé. Au resto, on se bat toujours pour payer l’addition ! Dans mon métier, je sais que rien n’est acquis – ça fait partie du jeu –, mais dans ma vie privée, si je perdais mes bases – ceux qui me connaissent depuis toujours –, je serais très mal. »

Elle est bien entourée

« Je suis de plus en plus cinéphile. J’ai adoré Une séparation, d’Asghar Farhadi, et j’ai hâte de voir Omar m’a tuer, le dernier film de Roschdy Zem. Les soirs de nocturne, je pille le rayon DVD de la Fnac. J’ai acheté tout Cassavetes, Pialat, et on m’a conseillé Duel, le premier long-métrage de Spielberg. Le cinéma américain des années 50 me fascine... À 27 ans, j’ai enfin accepté de prendre du temps pour moi, le temps d’apprendre.

Chaque nouvelle expérience de cinéma m’apporte quelque chose. Je ne vis pas au pays des Bisounours, mais j’ai toujours eu la chance d’être entourée de personnes généreuses. » Pour le casting du film de Cédric Kahn (NDLR : Une vie meilleure, sortie au début 2012), j’étais très nerveuse, et Guillaume Canet, que je ne connaissais pas encore et qui me donnait la réplique, m’a rassurée et encouragée. Il m’a donné confiance – c’est le genre de chose qu’on n’oublie pas. Fred Testot, mon partenaire dans Itinéraire bis, est devenu un ami intime. J’ai appris énormément de Cédric et de Radu. Ramzy – avec qui j’ai tourné Il reste du jambon ?, d’Anne Depetrini – et Roschdy Zem – que j’ai rencontré sur le tournage de son film, Mauvaise Foi – font partie de mes plus belles rencontres dans ce métier. Et, bien sûr, il y a Géraldine. Je la rejoins à New York cet été pour tourner son deuxième film.




Elle s'est offert un happenig aux César

« Le soir des César, la bretelle de ma robe a cédé dans la voiture. Mais j’étais tellement persuadée que je n’aurais pas de récompense que je ne me suis pas souciée de ce détail... Seulement voilà, il a fallu que je me lève. (Rires.) En allant chercher mon prix, j’ai trébuché et failli tomber – l’émotion, la robe, les talons... Alors, pour me donner du courage, j’ai cherché le regard de Géraldine. Pascal Elbé, avec qui j’ai débuté, m’a tendu la main et remis mon César. Il était si bienveillant. J’étais heureuse qu’ils soient à mes côtés ce soir-là. Juste après, ma mère a fait un truc très drôle : elle a demandé les noms de toutes les personnes qui avaient voté pour moi. Elle voulait leur envoyer un petit cadeau de remerciement ! On lui a expliqué que ce ça ne fonctionnait pas exactement comme ça. »


Elle adore la mode

« J’ai toujours aimé les fringues. À 18 ans, je voulais être styliste, et, il y a quelques années, mon frère, ma soeur et moi tenions une boutique. J’ai la chance de travailler régulièrement avec Balenciaga – notamment sur Itinéraire bis. C’est une maison que j’adore, une mode forte et exigeante. J’aime aussi Lanvin, Saint Laurent, Chanel et, pour tous les jours, A.P.C., Maje, Uniqlo, American Apparel... Faire des photos de mode n’est jamais une contrainte, je m’amuse avec les vêtements, j’invente des histoires. Et quand je construis mes rôles, le look est un élément essentiel. Sur le tournage, je discute beaucoup avec les costumières, on cherche ensemble, et quand les vêtements de mon personnage deviennent les miens, que je ne sens plus mon costume, je sais que c’est gagné. Pour Tout ce qui brille, Emmanuelle Youchnowski a fait un travail formidable. On devait comprendre à travers nos vêtements que nous n’avions pas les codes de la branchitude parisienne. Tout était dans le détail : le mauvais sac, la robe trop courte... »


Elle le vaut bien

Et une corde de plus à son arc. Depuis son césar et les rôles qui s’enchaînent, Leïla Bekhti ne s’arrête plus. Elle vient notamment de devenir la nouvelle égérie de L’Oréal.

« J’ai accepté de devenir égérie de L’Oréal Paris parce que je savais que je ne perdrais pas mon intégrité. J’aime l’idée que ce soit une marque de luxe accessible au plus grand nombre. C’est cohérent avec mon histoire : il y a toujours eu des produits L’Oréal chez ma mère, c’est une marque que je connais, que tout le monde connaît. Ce qui m’intéresse dans cette aventure, c’est la liberté que l’on me laisse. Je n’aurais jamais pu jouer à être une autre, sophistiquée, fatale. Le message que j’ai envie de faire passer ? La seule façon d’être belle, c’est d’être soi-même ! Et quand je regarde la liste des autres égéries – des femmes de caractère comme Gwen Stefani, Jane Fonda, Beyoncé, Ines de la Fressange... –, je suis impressionnée et aussi très fière d’avoir été choisie. »

Leïla en villégiature

Club sandwich au Negresco ou cupcake à Greenwich Village ?
Cupcake à Greenwich Village. Je ne connais pas encore New York, mais je vais y tourner à la fin de l’été le deuxième film de Géraldine (NDLR : Nakache), qui s’intitule Nous York. Je compte partir un peu avant pour découvrir la ville.

Mojito avec une copine ou coupe de champagne avec mon boyfriend ?
Je n’aime pas l’alcool, alors ni l’un ni l’autre. Je suis davantage Coca Zero ou Champomy ! Il y a toujours du Champomy à mes fêtes.

Sudoku ou relecture de la Chartreuse de Parme ?
S’il faut choisir... Sudoku. Mais en fait, je préfère les jeux de société. J’en ai acheté plusieurs dans une version « voyage » pour les vacances, j’adore ! Je suis aussi fan du Loup-Garou... On se fait des nuits Loup-Garou avec Ramzy !

Plastic Bertrand au bal des pompiers
ou Lady Gaga au Pacha Club ?
Bal des pompiers à fond !

Appli anti-moustique ou appli GPS ?

L’iPhone, connais pas. Je suis BlackBerry à mort ! 

Bronzage intégral ou écran total ?
Écran total... Je suis pudique. À la nudité, je préfère toujours la suggestion. Plus sensuelle...

Interview vanity

Vos trois indispensables, ceux que vous mettez dans votre valise ?
Les gens que j’aime, un bon livre et un iPod bien chargé.
 

Le soleil, ami ou ennemi ? Vos solaires préférés ?
Le soleil est mon meilleur ami depuis que je me protège. J’aime quand mon bronzage est doré ni trop ni trop peu, juste ce qu’il faut. Et j’utilise la gamme Solar Expertise, L’Oréal Paris, et leur après-soleil, le Soin Sorbet Hydratant Intense, Icy Protection. Car j’ai appris qu’il fallait se protéger avant et après aussi !

Votre maquillage du soir ? Les yeux ou la bouche ?

Ça dépend, je peux ne rien mettre. Ou alors juste une touche de khôl ou de mascara Volume Millions de Cils Luminizer, L’Oréal Paris, pour renforcer le regard. J’aime aussi m’amuser avec une couleur assez forte sur les lèvres (Color Rich Perfect Red 377). Tout dépend de mon envie, de mon humeur et de ma soirée...

Votre recette forme ?

Ce qui est formidable l’été, c’est que je me nourris essentiellement de fruits et de Mr. Freeze – mon péché mignon ! En fait, je mange peu car la chaleur me coupe l’appétit.

Votre parfum de l’été ?

Je viens de m’acheter le parfum Martin Margiela. Il est doux, parfait pour l’été. Et j’aime l’odeur des laits après-soleil qui ont le parfum des vacances !

Transcrit de LE FIGARO MADAME

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