Transformers

Publié le 06 août 2011 par Olivier Walmacq

L'histoire: Sam Witwicky est un lycéen et descendant d'un explorateur, ayant découvert une machine dans un glacier. Secrètement amoureux de la belle Michaella, il achète une voiture. Mais cette dernière a un comportement bien étrange... Sam découvre que c'est un Transformers, du nom de Bumblebee, et qu'il est là pour le protéger...

la critique d'Alice In Oliver:

Oh purée, voilà le film qui tue ! Le blockbuster qui fait rêver ! Imaginez deux secondes: des robots qui se foutent sur la tronche !
Voilà un concept prometteur, en sachant que Transformers est un produit dérivé d'une gamme de jouets, et aussi, d'une série animée.
Seul souci, et il est de taille: Transformers est réalisé par Michael Bay.

Et pour mémoire, Michael Bay est responsable (en tant que réalisateur et/ou producteur) de Bad Boys, Bad Boys 2, Pearl Harbor, Armageddon, Freddy Les Griffes de la Nuit, Amityville (évidemment, le remake pourri, pas le film original) et j'en passe ! Inutile de le préciser: une telle production a le mérite de susciter quelques craintes, totalement justifiées au regard de ce blockbuster survitaminé.

Transformers joue la carte de la nostalgie des années 80, une époque maudite ou bénie...(Ca dépend des goûts et des sensibilités... Cette décennie a ses amoureux, dont je ne fais pas partie).
L'univers de la série animée a suscité bien des fantasmes. Qui serait assez idiot pour tenter l'aventure d'une adaptation ciné ?
Michael Bay l'a fait, réalisant probablement un rêve de jeune gosse déjà décérébré !

Michael Bay veut se faire plaisir et nous fait l'étalage de son excentricité sur cette péloche pelliculaire de plus de deux heures et demie de bobine.
Le scénario ? Bah, cela tient en une ou deux lignes, en écrivant au marqueur sur un timbre-poste. Encore une fois, Michael Bay ne lésine pas sur les caricatures. Sam Witwicky (Shia Labeouf) est un adolescent de son époque.

C'est un jeune homme maladroit avec les filles, qui passe son temps sur internet. Mais bientôt, ce héros banal et quelconque va devoir sauver la Terre d'une nouvelle menace. Il est emporté dans une aventure intergalactique où il doit aider les pacifiques Autobots à se débarrasser des Decepticons (qui portent si bien leur nom...). Evidemment, au niveau du scénario, Michael Bay pourra revoir sa copie. Malheureusement, le désastre ne s'arrête pas là.

Encore une fois, Michael Bay veut nous montrer ce qu'il sait faire avec sa caméra: ralentis insupportables, qui contre-balancent avec un montage volontairement rapide et des images en accéléré, humour foireux et effets sonores tonitruants font partie du menu fretin. Pourtant, contre toute attente, le cinéaste a du mal à planter son décor et ses différents personnages.
Aussi, faudra-t-il patienter une petite heure de bobine avant de voir les Transformers en action. 

Par contre, lors de l'assaut final dans une grande ville, Michael Bay délivre largement la marchandise, balançant la purée à n'en plus finir.
Vous voulez voir des robots se foutre sur la tronche ? Clairement, vous en aurez pour votre argent, quitte à proposer un grand festival de n'importe nawak, les séquences d'action devenant étrangement brouillonnes.
Sincèrement, je défie n'importe quel fan de ce film (et malheureusement, il y en a) de distinguer les Decepticons des Autobots dans les scènes de baston.

Pour le reste, Transformers n'a qu'une seule ambition: lobotomiser le cerveau du spectateur, déjà gavé de 150 images à la seconde.
En vérité, Transformers se voudrait être un blockbuster idiot, dont la philosophie pourrait se résumer à: "laissez votre cerveau de côté".
Pourtant, malgré les apparences, Transformers est un film de propagande américaine sur fond de production clippesque.
En effet, Michael Bay n'hésite pas à faire les nombreuses éloges d'une armée américaine guerrière et ultra-puissante.
Qu'on le veuille ou non, Transformers est bien un film insupportable, outrageusement vulgaire et propagandiste (je sais, je l'ai déjà dit...). Et quitte à me répéter encore une fois, mais pour moi, Transformers n'est pas un film. C'est juste un clip foireux de deux heures et demie de vide intersidéral.

Note: pas envie de noter ça...