Epidémie : Le choléra refait surface à Yaoundé

Publié le 18 août 2011 par 237online @237online

Écrit par Mutations   

Jeudi, 18 Août 2011 10:34

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Deux morts enregistrés en 48h à l'hôpital de la Cité-Verte.
Le premier décès lié au choléra a été notifié déclaré la semaine dernière à Ayos, où 6 cas de choléra étaient aussi déclarés dans cette localité du Nyong-et-Mfoumou (Centre) jusque là épargnée par l'épidémie qui sévit dans le pays. Lundi 15 août dernier, un homme d'une vingtaine d'années résidant au quartier Briqueterie à Yaoundé trouvait la mort des suites des mêmes causes à l'hôpital de la Cité-Verte, deux jours après le décès ans les mêmes circonstances d'un enfant dans ce district de santé touché par le vibrion cholérique. «Le choléra est toujours présent dans nos locaux», affirmait une source médicale rencontrée hier.

Selon des chiffres sur la situation épidémiologique dans la région émanant du ministère de la Santé publique (Minsanté), le Centre a notifié 3.050 cas de choléra pour 89 décès sur la période allant du 1er janvier au 11 août 2011. Avec un taux de létalité de 2,92%, bien au-delà du taux standard arrêté par l'Organisation mondiale de la santé (Oms) qui indique qu'«avec une bonne prise en charge, le taux de létalité devrait se maintenir en dessous de 1%».
Ce qui fait dire à une autre source au Minsanté que «la situation reste alarmante» dans la capitale. «Nous avons reçu 7 cas de choléra depuis le début de ce mois d'août, dont trois seulement originaires du district, puisque deux venaient de Soa, et les deux autres de Mvan. Actuellement, seul un malade - un homme d'une cinquantaine d'années résidant à Etoug-Ebe -est en isolement. Nous recevons des malades venus d'horizons divers, c'est peut-être pour cela que les gens croient à tort qu'il y a un foyer à Biyem-Assi», affirme M. Ewolo Zang, point focal de la surveillance épidémiologique à l'hôpital de Biyem-Assi, autre district frappé par le choléra.

Au district de santé d'Efoulan, également concerné, «quatre membres d'une même famille sont arrivés hier (mardi 16 août, Ndlr) en présentant les signes cliniques de la maladie qui sont la diarrhée et les vomissements. Nous en avons gardé trois qui se trouvent dans un état modéré, et nous avons renvoyé le quatrième à la maison», confie une source médicale.
Ici comme à Biyem-Assi, l'on tient à préciser qu'il n'y a pas résurgence, mais que les malades notifiés sont juste «des cas sporadiques». Après six semaines de relative accalmie, le choléra semble avoir repris du poil de la bête depuis le début de la saison des pluies en juin dernier dans l'Extrême-Nord, région où s'est déclenchée l'épidémie le 6 mai 2010 : soit 1.379 cas et 59 décès notifiés en deux mois. Selon Dave Etienne Mevoula Onana, coordonnateur du Centre de coordination et de contrôle du choléra (C4) à Maroua, cette recrudescence s'explique par les échanges avec le Tchad et le Nigeria voisins, où sévit également la maladie.


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