OM-Arsenal : Bagnard de Lucho

Publié le 19 octobre 2011 par Levestiaire @levestiaire_net

Gignac lancé pensait bien obtenir un coup franc à 20m. L’OM venait de laisser passer sa chance.


Il était une fois un match qui sentait la merde. Un de ces songes d’entraîneurs, où Deschamps imite Houiller dix-huit ans après, et Houiller l’attend en plateau pour dire que les buts dans les dernières minutes font mal avec ses plus belles dents de porcelaine. Il cachait à peine sa joie que la victime soit encore ce petit basque qui n’avait pas su tacler Penev en plein mois de novembre. Les félicitations arriveront bien assez tôt, d’autant plus que l’OM risque fort d’exporter son joli football en 8e de finale.

Dortmund n’était donc pas si bon il y a trois semaines et Arsenal pas si mauvais hier soir. Ou alors Arsenal est bien aussi mauvais qu’on le dit. Parce qu’en face tout le monde y a mis du sien pour en prendre cinq. Nkoulou a longtemps reniflé le penalty sans jamais le provoquer, avant de tout tenter, du genre porter le ballon car on fait une confiance aveugle à Diawara. Mais il fallait s’appeler Azpilicueta pour réussir l’impensable : laisser un mec avec un maillot floqué Jenkinson seul dans la surface dans la dernière minute. En réalité , on ne peut rien lui reprocher, puisque c’était Ramsey.  Un jeune d’Arsenal a donc marqué. Wenger qui enfante, c’est toujours aussi émouvant et avec ses conneries, il est parti pour le faire encore cinq ans.

Azpivenin

Pendant qu’Iniesta réussissait deux contrôles et deux remises en une touche en dix secondes, André Ayew courait toujours derrière sa première passe bien dosée. Papa lui offrira peut-être pour Noël mais Jordan risque d’être jaloux. Rémy, lui, ne s’emmerde même plus à viser ses coéquipiers quand il fait une remise. Compter sur les bons ballons de Mertesacker et Koscielny, certains soirs où ni Niang ni les coups francs de Taiwo ne sont disponibles, est plus sage. Il y avait aussi Cheyrou, quelques têtes défensives, Diarra, quelques extérieurs du pied en touche. Puis Gignac et Amalfitano, quelques joueurs inutiles. Ils vécurent heureux et eurent très peu de ballons de Lucho. Comme la gueule d’Houiller, l’histoire est ironique : Wenger était prêt à payer pour l’avoir l’été dernier.

Pendant ce temps-là, Wenger pense que Van Persie est dans la forme de sa vie. Ca s’est vu.