Le Maître d'Ecole

Publié le 02 novembre 2011 par Olivier Walmacq

Genre: comédie
durée: 1h35
année: 1981

L'histoire: Gérard Barbier, vendeur de jeans, est renvoyé de son travail. Il décide de devenir instituteur suppléant, mais il s'aperçoit vite que ce métier n'est pas comme il l'imaginait.

La critique d'Alice In Oliver:

Evidemment, tout le monde aurait rêvé d'avoir Coluche comme instituteur. Ce rêve devient enfin réalité avec Le Maître d'Ecole, réalisé par Claude Berri en 1981. Il s'agit d'une comédie nanarde mais indéniablement sympathique, régulièrement diffusée à la télévision (au moins une fois par an !).
Claude Berri reste un profond admirateur de l'acteur comique. Le Maître d'école est la deuxième collaboration entre les deux hommes, après le Pistonné.

Mais quelques années plus tard, en 1983, Coluche aura son plus grand rôle au cinéma avec Tchao Pantin, de Claude Berri également.
Attention, SPOILERS ! Gérard Barbier (Coluche) est renvoyé de son travail. Il doit absolument trouver un nouveau job.
Certes, le jeune homme cherche dans les journeaux mais rien ne semble provoquer cette flamme qui se cache au fond de lui.

C'est alors que sa petite amie (Charlotte de Turckheim) a une idée de génie. La jeune femme verrait bien son fiancé en instituteur.
Le bac en poche, Gérard peut demander un poste d'instituteur suppléant. Il est donc nommé dans une école primaire.
Malheureusement, une fois sur place, Gérard découvre un univers assez particulier.

Premièrement, l'instituteur a ses propres faiblesses et se fait reprendre par l'intello de la classe au sujet d'un calcul mental pas très compliqué.
Sur ce dernier point, Gérard devra affronter un conseiller pédagogique porté sur la discipline. Ensuite, l'enseignant doit supporter un directeur souvent antipathique, des élèves farceurs et une collègue, Madame Lajoie (Josiane Balasko) en pleine dépression.

Cette dernière est en pleine déception sentimentale, poursuivie par les tams-tams de son ancien fiancé africain. Suicidaire, la jeune femme sera transportée à l'hôpital et Gérard devra gérer la classe de l'institutrice.
Déjà, à l'époque, le remplacement des enseignants posait de nombreux soucis. Certes, dans l'ensemble, cette comédie ne vole pas très haut et repose uniquement sur les épaules de Coluche.

Toutefois, l'acteur semble beaucoup s'amuser avec les enfants. On regrettera quelques séquences un peu inutiles.
Par exemple, le film se termine par une excursion dans la forêt. Un élève manquera à l'appel et Gérard devra explorer les bois jusque la tombée de la nuit pour le retrouver. Ce n'est pas la meilleure scène du film, en sachant que cette comédie n'évite pas les clichés et les caricatures. Sans compter certains gags qui tombent un peu un plat. Mais ne boudons pas notre plaisir, Le Maître d'Ecole reste une comédie gentillette, tendre mais incroyablement naïve.

Note: 10/20 (c'est généreux mais...)
Note nanardeuse: 15/20


Le maitre d'école