La mère d’Ilan Halimi soutient le film d’Alexandre Arcady

Par Mickabenda @judaicine

« Je tenais à ce que ce long-métrage ait une portée éducative. Ce drame ne serait pas arrivé si les jeunes étaient mieux éduqués », insiste-t-elle.

Allusion à l’antisémitisme, dont elle estime qu’Ilan a été la victime, mais aussi à la violence gratuite qui se répand dans la société française, « où l’on tue pour un oui, pour un non ».

« Je voulais aussi que le film témoigne de la bonté et du caractère solaire d’Ilan, poursuit Ruth Halimi. C’était un bon vivant, le cœur sur la main. Le jour où la jeune fille est venue l’appâter dans la boutique de téléphonie, il était en train de remplacer un ami au travail. »

Le film sera nourri de flashbacks sur la vie d’Ilan.

Aujourd’hui encore, la maman (séparée de son mari) a du mal à évoquer le procès où elle a dû faire face au tueur et à ses complices; elle s’emporte contre les ratés de l’enquête, et particulièrement contre la psychologue qui indiquait aux parents quelle position adopter par rapport aux demandes de Fofana.

« Elle nous conseillait d’être fermes, cela n’a fait que pousser les ravisseurs à le frapper, à le torturer davantage. »
Ruth Halimi n’a pas été capable de lire le livre de Morgan Sportès consacré au gang des kidnappeurs. « Au bout de quelques pages, c’était trop douloureux », dit-elle.

Le corps de son fils transféré dans un cimetière israélien, Ruth Halimi avait fait enlever le corps de son fils du cimetière de Pantin, car elle redoutait que « ses bourreaux viennent cracher sur sa tombe ».

Cette scène dramatique de l’exhumation ouvrira d’ailleurs le film d’Alexandre Arcady.