Indigence de la justice et fainéantitude des juges

Publié le 30 octobre 2011 par Jmichel

Où l’on voit que les mesures de protection, tutelles et internements d’office, ne protègent pas vraiment.
Deux articles du TéléObs du 13 octobre 2011,
"Défaut de protection" (page 42),
et
"La diagonale des fous" (page 47).
Le premier sur le magazine de M6 "Zone interdite" : "Abusés, dépouillés, ruinés : quand la mise sous tutelle dérape",
le second sur un documentaire de France 2 : "Soignés d’office".
Indigence de la justice, extrait du premier article :
« les juges des tutelles sont aussi en charge de contrôler l’action de celui-ci [le tuteur]. Mission impossible quand on sait qu’il n’y a que 80 juges des tutelles pour… un million de dossiers ! »

Extrait du second article :
« le juge des libertés et de la détention (JLD) devra obligatoirement voir tout patient [interné d’office] au bout de quinze jours d’hospitalisation, puis tout les six mois. (…) Comment amener un malade devant le juge quand il n’y a pas d’infirmiers pour l’accompagner au tribunal ? »

Mais pourquoi donc le juge ne se déplace-t-il pas lui-même sur les lieux de détention ?
C’est pareil pour les détenus en prison qui doivent se rendre au cabinet du juge d’instruction. Résidant entre la prison de Fresnes et le Tribunal de Paris, on peut voir fréquemment des convois d’un fourgon cellulaire avec escorte de deux voitures devant et deux voitures derrière remplies de policiers lourdement armés toutes sirènes hurlantes : transfert d’un détenu dangereux. Mais pourquoi donc le juge ne se déplace-t-il pas lui-même avec son greffier sur les lieux de détention ? Ce serait économie de sous et policiers disponibles pour d’autres tâches.
 
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