Kino.to : peines de prison ferme

Publié le 16 décembre 2011 par Lokk @journaldupirate

Après la fermeture du site suite à une opération de police sans précédent dans quatre pays simultanément (l’Allemagne, l’Espagne, la France et les Pays-Bas), et qui a conduit à l’arrestation de 14 personnes, les peines de prison se confirment pour les administrateurs du site. Ils sont accusés de faire partie d’une organisation criminelle dont le but était de violer le droit d’auteur.

 
Kino.to, premier site de streaming allemand de par son contenu (plus d’un million de fichiers répertoriés) et sa fréquentation quotidienne (près de quatre millions de visiteurs quotidiens !), bien qu’il n’hébergeait aucun fichier mais permettait juste l’indexation des liens, était dans le collimateur de la MPAA depuis quelques années, et même sur sa liste noire en 2010 !

Il n’en fallait pas plus pour qu’un procureur général de Dresde ordonne la fermeture du site en juin 2011 et mette les principaux administrateurs en examen.

Kino.to affiche désormais un message des autorités rappelant que le téléchargement illicite peut faire l'objet de poursuites.

Bien sûr, comme dans de pareils cas, d’un point de vue communication, les lobbies responsables de la plainte ne sont pas avares de chiffres aussi énormes qu’invérifiables. Ainsi, plus de 300 000 programmes TV, 66 000 films, un préjudice estimé à plusieurs dizaines de millions d’euros… D’après eux, le site, grâce aux revenus publicitaires et aux abonnements Premium des membres, aurait engrangé des revenus là aussi estimés à plusieurs millions d’euros.
 
Selon TorrentFreak, le principal administrateur est condamné à 3 ans de prison sans possibilité de faire appel, peine sévère du fait de son enrichissement personnel supposé (environ 230 000 euros nets pour la dernière année d’activité du site). Selon le quotidien allemand Bild, ses biens auraient été confisqués, ainsi que ses comptes bancaires.
 
Quant au Webdesigner, il aurait écopé d’une peine de 2 ans et demi, liée à ses activités sur le site.
25 autres personnes, 5 d’entre elles étant en détention, restent concernées par l’affaire.