Le fabricant du BlackBerry attise les convoitises des concurrents potentiels de l'iPhone...

Publié le 22 décembre 2011 par Next51 @next51blog


Serait-ce l’amorce d’une alliance destinée à contrer le géant Apple ? Le groupe informatique américain Microsoft et la société finlandaise de téléphonie mobile Nokia sont en discussion avec le canadien Research in Motion (RIM), fabricant du smartphone BlackBerry, selon le Wall Street Journal (l'article est payant). Même si Research in Motion ne cesse de perdre du terrain face à Apple, son action a atteint mardi un plus bas depuis huit ans, perdant 2,87% à la Bourse de New York, à 12,52 dollars, ce qui en fait une cible pour un géant de la téléphonie ou de l'informatique qui chercherait à se relancer.
Les dirigeants des trois groupes se rencontrent "régulièrement" afin d’explorer les manières "d’améliorer les partenariats". D’après le quotidien financier, Microsoft et Nokia "ont flirté ces derniers mois avec l’idée de faire un offre de rachat conjointe". Rien n’a cependant été décidé en raison de la complexité du dossier.
Le BlackBerry 10 repoussé
Et le co-PDG de RIM préfère attendre le lancement de la nouvelle gamme BlackBerry 10, initialement prévue pour Noël 2011 et repoussée au premier trimestre 2012, avant d’engager des discussions en vue d’une éventuelle reprise.
Des liens existent déjà entre RIM et Microsoft : un partenariat entre les deux groupes a fait de Bing le moteur de recherche installé par défaut sur les téléphones BlackBerry. Microsoft collabore aussi avec Nokia, qui utilise Windows Phone comme principal système d’exploitation sur ses téléphones.
Une offre d’Amazon.com repoussée
Quant à RIM, il proposera avec ses nouveaux téléphones un nouveau système d’exploitation baptisé QNX. Les dirigeants de RIM ont d’ailleurs déjà approché des fabricants de téléphones, comme Samsung et HTC, pour savoir s’ils seraient intéressés par ce système pour leurs appareils.
La firme canadienne suscite aussi l’appétit des groupes Internet : Amazon.com a fait des avances à RIM, sans aller jusqu’à proposer une offre formelle, mais le groupe a refusé, préférant régler ses problèmes seul.