L'Afrique et la grande muraille verte

Publié le 29 décembre 2011 par Marine8888

Pays de toutes les richesses (matières premières), contrées de toutes les misères (guerre, famine...), certaines régions d'Afrique cumulent les excès de l'humanité. Au G20, les indignés avait pour slogan, "G20, j'ai faim". La famine et la malnutration disparaissent de l'actualité aussi vite qu'elles y sont apparues mais elles restent vivaces et menacent toujours. L'Organisation des Nations Unies vient de rapporter que la sécheresse qui sévit dans la corne de l'Afrique pourrait bien se prolonger en 2012. 10 millions de personnes sont concernées par cette sécheresse.

Initiée par la CEN - SAD ( communauté des pays Sahelo- sahariens), endossé par l'Union Africaine, la Grande muraille verte, projet transcontinental officiellement lancé en 2007 par onze pays africains (Burkina Faso, Djibouti, Mali, Ethiopie, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan et Tchad) pour enrayer l'avancée du désert, prévoit de relier Dakar (Sénégal) à Djibouti par une longue barrière verdoyante de 7.000 kilomètres de long sur 15 kilomètres de large, soit deux millions d'hectares érigés d'ici 20 ans.

Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le projet s’inscrit dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre la désertification dont l’objectif est de réduire la pauvreté et d’améliorer les ressources alimentaires. Les bailleurs de fonds ont promis 3 milliards de dollars aux pays participants. 

Ce programme devrait protéger dix millions de paysans de la famine s'il arrive à «promouvoir les savoirs locaux et les connaissances scientifiques orientés vers la préservation de l'environnement et le développement durable»  M. Dennis Garrity, directeur du Centre agroforestier mondial. Ce pari semble avoir été relevé puisque selon le Programme des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), «des milliers d'hectares du Sahel ont reverdi grâce à des agriculteurs qui ne se sont pas contentés de planter des arbres, mais les ont entretenus».

Le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) et l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont organisé, du 13 au 14 décembre 2011 à Ouagadougou, une réunion technique sur la Stratégie harmonisée de mise en oeuvre de l'Initiative de grande muraille verte.Cette rencontre visait, entre autre, à la recherche d'outils techniques et scientifiques à mettre à la disposition des acteurs.

Le défi est gigantesque et La GMV a des détracteurs mais l'engouement autour de ce projet dynamise les initiatives locales. Au Sénégal où la construction de la GMV a démarré, les parcelles maraîchère se multiplient. «La muraille n’est que le résultat final. Ce que nous cherchons à faire, c’est protéger et restaurer les écosystèmes de ces régions du Sahel et [ainsi permettre] l’amélioration de l’alimentation, de la santé, du mode de vie et de l’environnement des populations de la savane», explique Matar Cissé, directeur général de l’agence nationale responsable de la mise en œuvre du projet, dans la capitale sénégalaise, Dakar.

Le vert de l'espoir.....  qui fait vivre !

A lire : http://www.grandemurailleverte.org/

A écouter sur rfi : 

http://www.rfi.fr/science/20110531-tessekere-village-dont-vie-habitants-est-entrain-changer-grace-grande-muraille-vert