Mes 10 films de l'année 2011…

Publié le 31 décembre 2011 par Delromainzika @cabreakingnews


Avant que tout fan de cinéma de façon épiscopal vienne faire une crise cardiaque en regardant mes 10 films de l'année, je précise que ce n'est que mes 10 films à moi, ma sélection, mon choix et qu'il ne reflète en rien un quelconque avis universel


10. True Grit (de Joel et Ethan Coen). Le film débute, je devine tout de suite le coup de crayon des frères Coen. La réalisation est parfaite. Les frères Coen capture des paysages, des décors, des personnages à la hauteur de leur réputation et surtout ne dénature pas un genre, ici plutôt bien modernisé au travers d'un scénario soigné et aucunement poussiéreux. C'est dire l'attachement que le film procure. Et puis quel casting ! Jeff Bridges, acteur has been (ses derniers rôles dans des productions de seconde zone ne le serve pas trop) prend un accent de middle-west, emprunte la décontenance d'un marshal et sort grand gagnant. Prestation juste. Matt Damon surprend également en Texas Ranger et petit clin d'oeil à Hailee Steinfeld qui m'a vraiment surpris. Je m'attendais pas à un tel talent. Au final, True Grit est un film à voir absolument cette année. C'est moi qui vous le dit.
9. Tree of Life (de Terrence Malick). Le moins que l'on puisse dire c'est qu'on est en face d'une oeuvre d'art. Ce petit morceau de pellicule, emprisonné, éclos sur l'écran comme naît une vie. Car au final, c'est le sujet de ce film, la vie et ses choix, ses changements, ses envies, ses chamboulements. Je reconnais toutes les qualités du réalisateur qui est certainement l'un des rares depuis Kubrick a savoir capturer les décors et la lumière comme jamais. Il caresse et apprivoise son monde. Le film est très contemplatif, présentant en premier les décors avant de placer la moindre phrase de dialogue. Malick utilise la religion. Beaucoup trop à mon goût. Il en fait presque une fin en soi, une apogée épique qui n'a finalement rien d'exceptionnelle. C'est certes grandiloquent, les dialogues sur le sujet sont percutants. Au final, The Tree of Life est un film sublime qui a peu de mots mais tellement d'images qu'on entre dans un autre monde, cet autre monde c'est celui de Terence Malick. Il aime jouer avec sa caméra et les sons qui l'entoure. C'est un travail d'orfèvre qu'il exécute à merveille. Rares sont les films de cet envergure.
8. Le Stratège (de Bennett Miller). Un scénario d'Aaron Sorkin et Brad Pitt en tête d'affiche, Le Stratége ne pouvait être qu'une réussite. Et c'est bel et bien le cas. Voilà donc un drame sportif, réussi en toutes parts. Je n'ai rien à redire si ce n'est que Brad Pitt reste une valeur sûre du cinéma américaine et qu'il n'est pas prêt de disparaître des tableaux de la critique pour ses belles performances. Pendant 2h10, Le Stratège nous emmène quelque part, dans un endroit qui au fond est presque à huis clos puisque beaucoup de scènes se déroulent dans ce stade, mais on ne s'ennui pas une seule seconde. Le rythme est là alors qu'au fond c'est bel et bien ce genre de film qui pourrait m'endormir tranquillement. Derrière une histoire vraie, adaptée d'un livre, et derrière des dialogues justes et ciselés, voilà que Sorkin signe une nouvelle perle du cinéma, que Brad Pitt brille de milles feux et que Jonah Hill sera la petite révélation.
7. Captain America (de Joe Johnston). Tout le monde pouvait avoir peur de cette adaptation de Captain America au cinéma, et finalement il n'y avait pas de peur à avoir. En effet, le film apparaît comme la meilleure adaptation d'un Marvel au cinéma. Entre une ambiance bien organisée et ce côté feutré et léché. Le casting est lui aussi sublime, laissant place à un Chris Evans à la fois pur américain, vrai, et touchant, laissant entre son côté gringalet dans la première partie du film un côté épanouie et doux, puis plus héroïque dans la seconde partie du film. Joe Johnston maîtrise sa caméra, il arrive à nous filmer de bonnes scènes d'action avec quelques références aux années qu'il filme avec des effets spéciaux suffisamment léger pour ne pas moderniser le film. On enchaîne sans stopper le rythme, c'est aussi efficace qu'un tourne de looping. Le film nous offre également une belle rampe de lancement pour The Avengers avec un scénario qui arrive à nous présenter et Captain America et Stark Industries à l'époque.
6. Scream 4 (de Wes Craven). Comment ne pas succomber au charme de Scream 4, nouveau volet des aventures de ce film d'horreur parodiant le cinéma d'horreur ? Wes Craven, avec un scénario de Kevin Williamson (déjà scénariste sur Scream) arrive à renouveler sa franchise d'un coup de film avec de nouvelles références très bien sentie, une réalisation charmante et une histoire à la hauteur des espérances. Une fois de plus les codes du cinéma d'honneur sont transformés dans ce petit film qui a réjoui mon année 2011. Il m'a permis de retrouver la saveur de ce que j'avais adoré dans les premiers volets de cette franchise, et surtout le premier volet. Scream 4 l'égal sans conteste, arrivant à tout simplement ne pas déconner avec l'original puisque comme le dit très justement le Sydney dans le film "La règle du remake c'est de ne pas déconner avec l'original".
5. World Invasion - Battle Los Angeles (de Jonathan Liebesman). Au début, j'ai pris ce film comme une petite épopée sympathique et puis je l'ai revu le mois dernier par un concours de circonstance, et j'ai adoré. J'en ai pris plein les yeux, on ne peut pas dire que ce film ne fait pas parti des meilleurs de l'année. Bien au contraire, World Invasion accumule la bonne histoire fantastico-d'action, le héros dévoué qui n'a pas forcément la carrure d'un John McClane incarné par un Aaron Eckhart convainquant et surtout arrivant à nous plonger dans son monde. Le cast est plutôt bien géré et surtout, il y a de l'action, une caméra embarquée qui nous plonge dans le film. World Invasion c'est un peu le nouveau District 9, certes en un peu moins bien mais pas en moins efficace. Ce film d'anticipation pose également les bonnes questions tout en nous offre un divertissement à l'état brut qui se déguste sans modération.
4. Mission : Impossible 4 - Protocole Fantôme (de Brad Bird). Vu récemment au cinéma, ce film est encore tout frais dans mon esprit. Après un troisième volet de haute voltige, ce quatrième opus des aventures d'Ethan Hunt s'apparente à un film d'action bourrin qui en met plein la vue (notamment sur les effets spéciaux avec cette scène d'explosion du Kremlin, ou encore la tempête de sable). S'apparentant comme un film faisait écho à tous les volets de la saga déjà sortis au cinéma. Tom Cruise apparaît dans ce nouveau volet comme plus humble, plus drôle, mais aussi moins infaillible. Ses multiples erreurs durant sa mission seront à mettre sur le compte d'un personnage qui commence enfin à vieillir et à le montrer dans le film. Sans compter sur la présence de nombreux clin d'oeil à Alias. J.J Abrams a produit le meilleur film d'action de l'année (et réalisé mon film préféré de l'année). Cette mission, bien qu'ayant des airs de parodie reste tout de même très réjouissante.
3. La Piel que Habito (de Pedro Almodovar). Almodovar ne cesse de surprendre. J'ai vu ce film cette semaine dans mon entreprise de rattraper quelques films de l'année afin de faire quelques ajustements dans ce top, et finalement un seul a vraiment su faire son chemin dans le top, c'est celui ci. Surprenant, une folie sur grand écran qui nous plonge dans un univers où seul la paranoïa se doit d'être présente. La folie d'un homme, un chirurgien esthétique incarné par un Antonio Banderas qui nous fait oublié tous ses rôles merdiques des années 2000 rien qu'avec sa prestation dans ce film. Almodovar titille une fois de plus son côté voyeuriste avec un film où son obsession pour les femmes n'a d'égal. Sans compter sur cette réalisation sobre, cette gestion d'acteurs, et un scénario ébouriffant et étonnant. Une vraie oeuvre, sûrement la plus sombre d'Almodovar mais sa meilleure à mon avis (ou presque).
2. Drive (de Nicolas Winding Refn). C'était l'année de Ryan Gosling, pour son bien et ses défauts (la surmédiatisation qui va sûrement poussé Gosling - si il ne fait pas les bons choix - à faire un peu tout ce qui lui tombe sous la main). En tout cas, dans ce film il sublime l'écran en étant le plus silencieux possible. Et c'est assez impressionnant. Mais ce n'est pas qu'un film qui tient à son acteur, c'est aussi son histoire, touchante et cinglante à la fois qui nous plonge dans un univers froid, réaliste et glauque dont le personnage principal est le seul maitre. Drive n'est pas sans rappeler l'excellent Collision de Paul Haggis avec une bonne dose de kitch que Tarantino n'aurait pas volé. C'est un film énergique, qui raconte une histoire tarabiscotée mais simple, qui ne perd pas le spectateur dans un grand n'importe quoi. Non, Drive c'est une réussite, un beau film qui plus est.
1. Super 8 (de J.J Abrams). Revu le week-end dernier, je crois que je peux confirmer la place de ce film. J'ai adoré, du début à la fin. Alors certes il y a des lens flare, certes ce n'est pas parfait, mais je ne demande pas un film parfait, juste un ensemble qui puisse me faire replonger en enfance, et qui puisse aussi me faire retrouver les Goonies. En tout cas, J.J Abrams signe ici un film digne de ce que l'on pouvait attendre de lui, l'oeuvre de sa carrière en quelque sorte, gavée aux bonnes références (aussi bien à ses propres productions comme Lost que celle de son producteur pour l'occasion j'ai demandé Spielberg). C'est également l'occasion de rêver comme des enfants et de retrouver un peu de ce genre de film presque perdu. Un classique Super 8 deviendra. Sans compter sur le talent sans faille de la petite Elle Fanning (soeur de Dakota, découverte dans le dernier Sofia Coppola). Super 8 ravira donc les grands enfants, tout aussi bien que les adultes en manque d'action (la scène du train est la plus mémorable des scènes d'action de l'année et depuis un bon bout de temps).
Et les 10 autres films, dans le désordre : Black Swan, 127 Heures, Submarine, La Planète des Singes : les origines, Easy Girl, Tomboy, Carnage, X Men : le commencement, Blue Valentine.