L’empire des Rastelli … No milk today !

Par Ninelililabo


Résumé :
Leda est l’un des fleurons de l’économie italienne qui fait la fierté du pays et de la famille qui la dirige. Les Rastelli ont construit un empire qui s'étend sur les 5 continents. Soumis aux lois d'un marché mondial sans pitié, ils doivent sans cesse trouver des solutions pour ne pas sombrer. Falsifications, corruption, appuis politiques : tout est bon pour préserver les apparences d'une entreprise florissante. L'empire des Rastelli est l'histoire d'une famille d'entrepreneurs qui est allée trop loin dans une arnaque d'ampleur internationale.
Critique :Le film d’Andrea Molaioli ‘L’empire des Rastelli’ traite de l’industrie laitière pour s’élargir vers les dérives financières mondiales d’aujourd’hui.  En partant du plus grand scandale financier européen (une dizaine de milliards d’euros) suite à la banqueroute d’une entreprise réelle -qui était un petit bijou, ‘Il Gioiellino’, titre italien- le réalisateur dresse le portrait de plusieurs personnages et des motivations dans la conquête effrénée de nouveaux marchés; hélas (Hellas ?), la comptabilité devient ‘créative’ pour s’adapter aux ambitions du patron de l’entreprise familiale. Tout bascule lorsque les renvois d’ascenseurs entre pouvoirs locaux bancaires, politiques et religieux ne fonctionnent plus. C’est le directeur financier qui concocte une solution internationale à travers paradis fiscaux et sociétés-écrans, jusqu’au mot ‘Fin’, avant la liquidation judiciaire et les procès. Ce personnage central est mis en relief par un Toni Servillo (cliquez ici) peu bavard mais très expressif. On a vu cet acteur et metteur en scène de théâtre -primé au cinéma- dans plusieurs films décrivant certains aspects de la péninsule: ‘Il Divo’ (sur le politicien Giulio Andreotti), ‘Gomorra’, ‘Una vita tranquilla’ (un Italien exilé en Allemagne). Il a également joué dans le film de Nicole Garcia ‘Un balcon sur la mer’.Les autres personnages, les managers, dont la vie privée semble terne, sont tous concentrés sur leur vie professionnelle, leur entreprise et leur patron. Même la jolie nièce de ce dernier -jouée par Sarah Felberbaum- (cliquez là) et pourtant, elle n’oublie pas de ménager ses intérêts personnels avant la débâcle annoncée.Un montage un peu plus serré aurait comblé le spectateur sensible à cette histoire et à ces personnages proches de la réalité mais un peu perdus dans les pièges de la course aux profits et de la mondialisation. Daneel