la voix sans issue du libéralisme sarkozyste

Publié le 17 janvier 2012 par Mister Gdec

C’est la toute puissance de la finance qu’il faut rétrograder

(Roland Muzeau, porte-parole des Député-e-s communistes, citoyens, Parti de gauche)

Le Président de la République appelle nos concitoyens à faire preuve de “courage” et de “sang froid” face à la crise. Nul doute que ces mots sont doux à l’oreille et au cœur des spéculateurs! Mais nul doute aussi qu’ils sonneraient plus clairement à l’oreille de l’immense majorité de la population sous la forme d’un “pour vous, ça va saigner”!

Car inféodé aux marchés financiers, le chef de l’Etat et sa majorité entendent bien continuer de ramper aux pieds des agences de notations qui en sont les bras armés. Le verdict de ces censeurs autoproclamés n’est un camouflet que pour leurs zélés serviteurs. Il constitue, en revanche, un ordre à aller plus loin dans la casse de notre pays, dans la mise en pièce de son système de protection sociale et de toute réglementation du travail. Et en bon élève de ces dépeceurs, la majorité présidentielle entend bien appliquer les recommandations formulées explicitement par Standard and Poor’s. Le nouveau hold-up sur le pouvoir d’achat par le biais d’une augmentation de la TVA devrait, ainsi, s’accompagner d’autres réformes de même nature que celle qui a déjà porté un coup rude au système des retraites.

Bordé de roses pour les spéculateurs, ce chemin ne serait pas seulement un calvaire pour la plupart de nos concitoyens. Il est aussi une voie sans issue pour notre pays.

Les vagues de licenciements et la déréglementation du travail pour augmenter les dividendes, la casse des services publics pour financer la bourse ne peuvent conduire à une relance de la croissance. Elles sont, au contraire, les meilleurs ingrédients de la récession. Il est donc grand temps de changer de direction et de rétrograder la toute puissance de la finance.

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