La conjoncture des petites et moyennes entreprises : 54ème enquête trimestrielle- Par OSEO

Publié le 22 janvier 2012 par Alsagora @alsagora
 OSEO  vient de publier les résultats de sa 54ème enquête semestrielle de conjoncture des petites et moyennes entreprises. 
CE QUE L'ON PEUT EN RETENIR :
"2011 : une année satisfaisante… mais une expectative inquiète pour 2012Interrogés en novembre, les dirigeants de PME esquissent un premier bilan de l’année 2011.Celle-ci a été assez satisfaisante pour les secteurs situés en amont, moins bonne pour ceux orientés vers les ménages.Le chiffre d’affaires a progressé de + 4,7 % en moyenne sur l’ensemble des PME , après + 3,6 % en 2010.Le dynamisme du secteur manufacturier a été très favorable aux secteurs qui lui sont liés : transports, commerce de gros et services aux entreprises. Cependant, avec des carnets de commandes industriels moins bien garnis en fin d’année, l’activité a commencé à décélérer et les perspectives de croissance en 2012 sont en net retrait, moins prononcé toutefois pour les entreprises exportatrices et innovantes.Dans les autres secteurs, l’activité a peu progressé, voire légèrement reculé. Dans la construction, le redressement en 2011 a été tardif et modéré et les anticipations pour 2012 sont celles d’une baisse significative de l’activité, tant dans le bâtiment que dans les travaux publics.L’activité a stagné dans le tourisme et les services aux particuliers mais devrait se maintenir en 2012.En revanche, les ventes qui sont atones dans le commerce de détail et le commerce automobile pourraient reculer en 2012, en particulier dans ce dernier secteur qui ne bénéficie plus de primes à la casse.
Anticipation d'activité pour 2012
26 % des dirigeants anticipent une augmentation de leur activité  en 2012, contre 21 % une diminution.
L'emploi
L’emploi a progressé dans les PME de toutes tailles, sauf dans les TPE où il s’est simplement maintenu.
En novembre, 28 % des PME annoncent une augmentation de leur effectif par rapport à fin 2010, contre 15 % seulement une diminution. L’indicateur courant d’emploi s’établit ainsi à + 13, en hausse de 2 points en six mois.

Les embauches devraient ralentir  Les secteurs recruteurs sont essentiellement ceux situés en amont du système productif.En 2012, une progression significative des effectifs étant cependant anticipée dans les services aux entreprises, l’industrie et le commerce de gros.La situation de trésorerie est demeurée stable et relativement souple au cours des six derniers mois.Une entreprise sur cinq déclare avoir rencontré des difficultés pour obtenir des concours bancaires d’exploitation, sans évolution depuis fin 2010.  La proportion est deux fois et demie plus élevée dans les TPE n(22 %) que dans les moyennes entreprises (8 %).
Avant la publication des bilans, les PME estiment que leurs résultats de 2011 auront été en légère amélioration par rapport à l’année précédente. Elles anticipent cependant une diminution de la rentabilité en 2012, sauf dans l’industrie, les services aux entreprises et le commerce de gros, secteurs où l’activité devrait conserver une certaine croissance.L’investissement a globalement connu une légère progression. 
En novembre, 55 % des dirigeants annoncent des investissements en 2011, contre 51 % en 2010 et 49 % en 2009. Les PME auraient donc été sensiblement plus nombreuses à investir en 2011. Les dépenses d’équipement ont surtout augmenté dans l’industrie et les transports.
Pour 2012, les PME sont dans l’expectative et, à ce stade, envisagent plutôt un simple maintien de leurs investissements. 52 % des PME prévoient d’investir en 2012, contre 51 % fin 2010 pour 2011. La fréquence est en hausse significative dans l’industrie mais en recul ou au mieux stable dans tous les autres secteurs d’activité.
Quant à l’indicateur avancé du volume d’investissement pour l’ensemble des PME, il perd 6 points en un an à + 14, soit son niveau le plus faible depuis fin 2008 (+ 10). Ceci indique que les investissements pourraient être réduits, par abandon ou report de certains projets.
Les PME se montrent donc particulièrement attentistes pour 2012 en matière d’investissement.

Depuis l’été 2011, la confiance des ménages mais aussi celle des entreprises, notamment des plus petites d’entre elles, a été durement ébranlée par la crise de la dette souveraine en Europe. 
L’évolution de l’activité des PME en 2012, de leurs embauches et de leurs investissements dépendra avant tout de la résolution de cette crise de nature très inédite." Source : OSEO