“Habillés pour la présidentielle”. EPISODE 9

Publié le 22 janvier 2012 par Lesmartine @Journal2Martine

BONS POUTOUX DU NPA

Philippe entre dans la course !

Fini les coups de gueule du facteur ! Ô plus grand malheur de ses fans, Olivier Besancenot se défile pour laisser place à Philippe Poutou dans la course à la présidentielle. Un candidat sans en être un, qui multiplie les efforts pour être (re)connu. Alors a t-il le NPA style ?

« Il est foutu » fustigent certains journalistes. Philippe est pointé du doigt. Il est la risée des médias. Son défaut ? Un patronyme prisé pour les jeux de mots. « Des poutous partout » ironisent certains. Mais Philippe, c’est bien plus qu’un bisous de grand mère.

Des épaules… de travailleur

A première vue, Philippe n’a pas la carrure d’un président. Il n’a ni chauffeur privé, ni HLM de luxe. Rien de grave pour l’instant. Côté stature, le problème s’aggrave. Philippe cumule un look banal, une posture plutôt insignifiante, le regard hagard et l’expression gênée.

Malgré cette accusation d’excès de banalité , on ne peut dénoncer sa tenue. Alors que les autres candidats à la présidentielle se battent pour appeler le « peuple » et condamner les « élites » (du populisme, oui), Philippe vit comme M. tout le monde. Forcément, il n’a pas besoin de porter des costumes trois pièces Ralph Lauren ou des cravates en soie.

Pas de personnalisation du NPA

Sa banalité, c’est son originalité. Un jean, un tee shirt et une parka : Philippe is ready pour la présidentielle. Enfin, plutôt pour les manifestations. Car Philippe , c’est un homme de terrain. Alors que François, le béarnais faisait un meeting à Dunkerque, Philippe , il bossait à l’usine. Comme les autres jours. Pendant que les autres twittent, lui il manifeste contre le G20.

La politique-spectacle, ce n’est pas son truc. On n’a pu le vérifier dans l’émission « On n’est pas couché ». Heureusement, Philippe a trouvé son look de plateau TV. Chaque fois, il parade avec sa chemise à col mao. Blanche ou bleu marine. Décontracté, sans être négligé. A croire qu’il a tout compris. Excepté la communication politique. Au lieu de défendre sa candidature, il est devenu le François Pignon du diner de Ruquier.

Col Mao un jour, col Mao toujours !

Olivier, version vintage

Philippe n’est pas totalement underground. Il suit les préceptes d’Olivier. Chemise en cuir, barbe naissante et jean. Le postier est devenu son modèle. Presque des jumeaux, avec 20 ans de différence. Edouard Baer a dit un jour que « les modèles, c’est le soi idéalisé”. Si Philippe devient aussi populaire que le big boss du NPA, alors c’est gagné!

Tel leader, tel militant

Personne n’y croyait mais les partis anti-systèmes ont vu s’imposer un leader. Philippe est l’emblème de l’anarchisme mode. Il rejette les costumes, la coloration capillaire et le bleu marine. Un homme politiquement rock’n roll !

Sandra Cazenave


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