Réunion au sujet de l'usine de méthanisation au palais des fêtes de Romainville (suite)

Publié le 04 février 2012 par Maurice Puault

Réunion au sujet de l'usine de méthanisation au palais des fêtes de Romainville (suite)

  

Le présentateur demande à ce que les questions soient brèves, plusieurs seront prises et répondues à la fois.

Questions :

Comment valoriser le biogaz ?

La matière organique ne peut pas être utilisée par les agriculteurs, car il y a dedans des déchets incompatibles avec l'agriculture bio.

Le gaz ne sera pas accepté par GDF, car il dégrade les tuyaux.

Comment va vivre l'usine SI ce qui est produit n'est pas utilisable ?

Réponses :

Le biogaz sera utilisé pour faire de l'électricité par cogénérateur (allez sur le site

http://www.dictionnaire-environnement.com/cogenerateur_ID1447.html pour savoir ce que c'est, ndlr) du biogaz, ou vendu à GDF.

Les déchets seront triés par mécanisation, il n'y aura pas de tri manuel, il n'y en a pas en France (ah bon, comment cela se passe actuellement dans l'usine?)

Le composte sera normé, il est faux de dire ne sera pas quoi en faire, à Varennes-Jarcy cela fonctionne très bien.

Les normes évoluent, mais actuellement le compost sera conforme à la norme actuelle, des textes sont en discutions.

Les installations seront irréversibles.

Si le compost ne peut pas être revalorisé par l'agriculture, il ira en décharge et là, il sera moins nocif pour l'environnement, car il sera stable.

Le compost sera de qualité normée OU PAS ! (??)

Le modèle économique n'a pas eu de remarque négative de la part du commissaire enquêteur.

Il y a des accords sur la valorisation du gaz, pas de contrainte.

Le représentant d'Arivem (Mouthon) dit que la norme du composte est isolé au niveau européen, des résidus de métaux lourds, etc. restent dedans ainsi que d'autres matières incompatibles avec du composte utilisable en agriculture bio. Les agriculteurs n'en veulent pas !

L'intensité d'implantation de cette usine est très importante, ce sera la plus importante de France.

Le représentant de l'ADEM :

La question est résolue, la réglementation n'est pas uniquement pour la fabrication du composte ni du comment il est fait (ou avec quoi), c'est le résultat qui compte.

Il y a 30 ans d'installation sans difficulté particulière, les installations fonctionnent sans problèmes.

Question :

Mon fils habite à Montpellier et cette usine leur coûte très cher aux habitants !

GRDF ne veut pas du gaz produit !

En Allemagne, il y a eu des problèmes (explosions de l'usine).

La production de quoi que ce soit tient du pari.

Les risques seront-ils irréversibles ?

Il y a des entreprises qui font des recherches avec des algues pour neutraliser les déchets, pourquoi ne pas l'envisager ?

Réponses :

À Montpellier, il y a eu des erreurs de constructions sur LES bâtiments, d'où les problèmes actuels. À Romainville, il n'y aura qu'un bâtiment !

L'air y est renouvelé à 90 000 m3/h à Romainville, ce sera 630 000 m3/h, rien à voir.

GRDF est venu voir le projet et est d'accord pour injecter le gaz produit, d'autres pays le font aussi.

GRDF a fait sa révolution culturelle..., Lille l'a fait aussi. (Serions-nous en train de copier et de mettre en œuvre le petit livre rouge du président Mao ? [allusion à la révolution culturel. ndr])

La maire de Romainville (not'bon maire) fait son autocritique au sujet de cette usine en déclarant que c'est vrai, elle a été d'accord pour que cette usine s'installe à Romainville, elle l'a même réclamé ! (c'est assez rare pour être dit qu'un politique reconnaisse ses fautes, surtout d'elle)

Il y a à Biocitecth, une entreprise qui fait des recherches sur le traitement des déchets avec des algues, nous pourrions lui en parler.

Mais voilà, il y a encore quelques mois elle nous tenait un tout autre langage. Elle a même, avec son compagnon, rigolé en dénigrant des riverains qui faisaient par de leurs craintes en leurs répondants : il n'y aura pas de torchères !!

La maire de Bobigny prend la parole :

C'est vrai, il y a quelques années qu'il y a des accords avec des communes au sujet du canal de l'Ourcq. (personne n'en parlait, y aurait-il un loup ?)

Le port de fret sur le canal sera utilisé par d'autres industries.

Le traitement des déchets est un problème national. (personne n'a fait une allusion quelconque à ce sujet),

etc., etc., cette prise de parole n'est-elle pas faite pour ce faire voir ?

Questions :

C'est la 1re fois qu'il y a un débat sur cette usine de méthanisation (c'est faux il y en a eu au moins un, à Jacques Brel à la fin de l'année dernière) et le discours n'a pas évolué d'un iota !

Devant un projet aussi dangereux où vous ne savez pas quoi faire du gaz, vous répondez : on verra par la suite !

NON ! Il faut savoir avant, pas lorsqu'il sera produit ! (applaudissements founis dans la salle)

Ne prenons pas de risques.

(Comme beaucoup d'intervenants, celui-là était très remonté envers les personnalités représentant soit les administrés [élus] soit des entreprises, soit des administrations pour n'avoir pas pris conscience du problème plus tôt. N'oublions que l'idée de l'implantation de cette usine date de vers 2002 !

Une grosse paille.

Représentant Arivem [Mouthon]

L'usine en Belgique est souvent mise en arrêt à cause des digesteurs bouchés et des nuisances olfactives gênent les riverains.

Le digesteur a failli exploser plusieurs fois !

Les grilles de tris des digesteurs se bouchent souvent.

[Des participants demandent quelles seront les dimensions des digesteurs]

Réponse :

Il n'y a pas la même accidentologie, le digesteur qui a explosé en Allemagne est en acier tandis qu'à Romainville, il sera en béton ! (personne n'a évoqué d'usine en Allemagne, c'est fait)

Je n'ai pas les données concernant les dimensions des digesteurs... après réflexion, 3300 m3. (l'un)

Arivem (Mouton) reprend la parole en déclarant : Urbaser évoque le fait qu'il ne peut pas dire qu'il n'y aura JAMAIS d'explosion ! Ce n'est pas sûr à 100%. (rien ne l'est)

Le directeur commercial d'Urbaser est invité à parler par l'animateur, les participants sont heureux de le voir, pas lui manifestement.

Il y a 23 installations en Europe, il y a des expertises sérieuses du tri-mécano. pour éviter que ne se bouchent les grilles. (des digesteurs)

Mouton reprend la parole : à Montpellier, c'est souvent bouché, donc usine à l’arrêt ; donc pas rentable et dans ses moment là, les déchets sont incinérés.

Le président du Sytcom :

Je suis un élu, ma mission est le service public, mon seul intérêt est de bien remplir ma mission. Cette usine traitera 300 000 t de déchets. Et blabla, et blabla, il tient le crachoir pour faire tourner la pendule en parlent de tous et de rien qui concerne cette usine et les craintes des habitants comme cela a été fait depuis le début de la réunion.

Cela crie dans la salle en lui demandant d'arrêter ! [presque, sortez-le), mais il s'en fou moque, il continu imperturbable son petit laïus que peu écoute, d'ailleurs c'est incompréhensible avec la salle qui crie !

Il a la garantie que tout ira bien ! [il est un des rare à le penser dans cette sale, surtout pas la majorité des habitants]

Question :

Vous comptez beaucoup sur la méthanisation !

À Barcelone, l'usine à brûler, presque explosé ; comme à Montpellier ! [rappel des ennuis aux alentours de Montpellier]

Le 1er coup de pioche est dans deux mois, allez-vous empêcher le début des travaux ?

Qu'allez-vous faire du gaz ?

Des usines sont souvent en maintenance.

Comment vont être transportés le reste des déchets et le compost ? Sans nuisances ?

Réponse :

L'entreprise Urbaser a eu un bail emphytéotique. [là aussi la salle crie au scandale]

Le transport se fera par un port fluvial qui sera construit en même temps que l'usine, d'ailleurs il en fera partie, c'est indiqué sur le plan. Il sera opérationnel en 2025.

Le transport se fera par centenaire fermé, donc pas d'odeur. (comme pour les déchets du ramassage par pneumatique)

Question :

le débat ne doit pas opposer partisan et non-partisan à la méthanisation, maintenant, vous nous parlez de moratoire, c'est un progrès, mais la démocratie doit jaillir pour faire entendre la voix de la population. Il faudrait faire un référendum ! (applaudissements fournis dans la salle)

Réponse :

Nous demanderons un moratoire de 6 mois.

Question :

je suis un petit entrepreneur, les assurances ne veulent pas assurer mon entreprise maintenant qu'elles savent qu'il va y avoir une telle usine à côté de mon entreprise ! (qu'il le leurs ait dit est normal car en cas d'ennuis venant de cette usine les assurances ne lui auraient pas donné d'indemnités en prenant le prétexte qu'il n'avait pas signalé cette proximité d'une usine type Sevezo)

Surprise de la part de ses messieurs dames, sans plus.

Kern responsable d'Est-Ensemble prend la parole... ce qui ne plaît pas aux participants et le font savoir, Kern demande à ce qu'on le laisse parler puisque nous avons eu la parole.

La salle est remontée contre lui et le hue !

Mais imperturbable, il continue à parler. (lui aussi tient le crachoir sans rien apporter à la discution)

Il annonce(lui aussi) qu'un moratoire de 6 mois sera demandé.

Un référendum est réclamé par la majorité de la salle ! Mais nous n'aurons pas gain de cause, ils doivent être comme not'bon maire à ce sujet, promesses, promesses...

À suivre, bientôt.