L'Arme Fatale 4

Publié le 07 février 2012 par Olivier Walmacq

L'histoire: Martin Riggs et Roger Murtaugh doivent s'occuper d'une affaire concernant la mafia chinoise et d'immigration clandestine...

La critique d'Alice In Oliver:

Déjà, avec L'Arme Fatale 3, la saga avait déjà montré de sérieux signes d'essoufflement. Au fur et à mesure des épisodes, la franchise a pris la forme d'une comédie, délaissant de plus en plus le côté policier.
On n'attendait donc plus grand chose de L'Arme Fatale 4, réalisée par Richard Donner en 1998.

Cet ultime opus réunit Mel Gibson, Danny Glover, Joe Pesci, Chris Rock, Jet Li et Rene Russo. Hélas, L'Arme Fatale 4 est bel et bien le chapitre de trop.
La faute revient probablement au scénario, qui se situe dans la continuité du précédent épisode. Cette fois-ci, on adjoint à Martin Riggs (Mel Gibson) et Murtaughs (Richard Donner) un nouvel équipier (Chris Rock).

Murtaughs ignore que ce dernier est le petit ami de sa fille aînée. Pour Richard Donner, c'est l'occasion de confronter ce flic casse-cou (je n'ose pas dire casse-couilles) à Joe Pesci, encore plus agaçant et logorrhéique que dans le précédent opus. En dehors de cela, le film se concentre sur l'évolution de ses deux personnages principaux.
Riggs mène une vie paisible avec sa nouvelle femme (Rene Russo) et va bientôt être papa.

Quant à Murtaughs, il va devenir grand-père. Mieux encore, les deux hommes sont promus capitaines. Pourtant, Murtaughs et Riggs ont pris quelques rides.
Décidemment, nos deux compères semblent vraiment trop vieux pour ces conneries. Tel est le message de Richard Donner.
Ca tombe bien, nous aussi. Finalement, la saga reconnaît ses propres failles.

Mel Gibson n'est plus l'arme fatale et se prend une volée lors d'un entraînement de boxe, simulant une blessure à l'épaule.
Pourtant, notre as de la gâchette va être confronté à nouvel ennemi: la mafia chinoise. Jet Li est donc le grand méchant de service.
C'est d'ailleurs l'attraction principale du film. A lui tout seul, il apporte un peu de rythme à ce quatrième chapitre inutile.


Le reste du casting est en mode cabotinage. Je ne reviens pas sur les cas de Chris Rock et Joe Pesci. J'en ai déjà parlé.
L'Arme Fatale 4 vient donc renifler du côté du cinéma d'action asiatique, mais sans jamais en posséder le souffle et encore moins l'énergie, à l'image de ses deux interprètes principaux, qui paraissent définitivement usés et fatigués.
Bref, en quelques mots, L'Arme Fatale 4 est bel et bien un petit navet.

Note: 05/20
Note naveteuse: 12.5/20