The Wire - s5 e3 - Not For Attribution

Publié le 07 mars 2008 par Vincent Gache


On commence avec McNulty qui est définitivement plongé dans son idée de gruger sa hiérarchie pour obtenir des fonds afin de mener des enquêtes. Petite parenthèse, McNulty est le grand ami d'un certain Bunny Colvin qui comme par hasard avait lui aussi tenter de fausser la réalité pour entretenir de bonnes relations avec ses patrons. Doit on y voir une relation préméditée des deux personnages par les auteurs?
En tout cas, il tente par tout les moyens de faire diffuser l'idée qu'un serial-killer de clochards est à Baltimore. A son grand dam, comme il tue que les clochards, il s'aperçoit, vite que finalement, son serial-killer, tout le monde s'en fout. Bunk écœuré par ses agissements ne cesse de lui répéter qu'il fait fausse route et tente de le raisonner. Il fait même venir Lester en espérant que sa sagesse fasse revenir McNulty dans le bon sens. Mais, finalement, Lester est séduit par l'idée. Lui même en à marre et voudrait coffrer Marlo rapidement. Au grand désespoir du Bunk.
Nous voilà donc avec McNulty et Lester s'enfonçant dans des agissements plus que douteux qui pourraient bien leur revenir à la figure d'ici la fin.

Marlo, quant à lui, gère tranquillement ses affaires. Il se rapproche de plus en plus du Grec et prend de plus en plus de distance avec Proposition Joe. C'est ce dernier qui traite les affaires en exclusivité avec le Grec. Pour Marlo, il faut donc prouver au Grec qu'il vaut mieux que Joe et apprendre ce qui fait qu'il est en lien étroit avec lui. Il se rend au Antilles pour retirer de l'argent. Et oh surprise, Marlo, roi des rues de Baltimore, dirigeant d'une mafia se retrouve comme un simple pékin face à la guichetière. L'image est assez significative.

Côté journal, c'est la débandade. Voilà que des réductions d'effectifs sont annoncés au personnel. En parallèle, on assiste à un premier accroc. Le jeune journaliste arriviste que je vous avait décrit précédemment, frustré de se retrouver avec un boulot "pas à la hauteur" de Monsieur écrit un gros mensonge et l'attribut à Daniels. Il fait dire à celui-ci à travers le journal qu'il haï Burrel, le préfet. Autant vous dire les conséquences pour Daniels qui y perd de sa superbe malgré lui.

D'ailleurs, il semblerait qu'il soit prochainement nommé préfet à la place de Burrel. Ce dernier ne donnant plus satisfaction à la mairie. Burrel ce personnage que j'ai toujours détesté et voulu voir viré et bien voilà que la série me prenait à contre pied dans cette épisode avec cette scène où Burrel, seul dans son bureau, ne répondant à aucun appel, regardant l'horizon, semblant profondément atteint par la décision. J'en avais mal pour lui. Et ça j'aime beaucoup. On a ici une série qui ne laissent pas crever "ses personnages mauvais" de la façon la plus indigne qui soit.

Ce que j'aime beaucoup également, c'est que la série non contente de nous servir une histoire avec un avenir peu morose (mais extrêmement passionnante à suivre), elle vient glisser ici et là de belles touches d'humour bien placées. J'en veux, par exemple pour preuve McNulty et sa prostitué ou Bunk crillant: "McNulty, in my office now !".
Cette nuance vient rendre encore plus agréable le visionnage des épisodes.

Enfin, un mot de Omar bien évidemment, avec cette scène magistrale. On sait qu'elle va arriver mais l'effet est trop puissant. A travers le regard mélangé de douleurs et de vengeance d'Omar, on peut y voir, également, les conséquences dévastatrices à venir sur la série.

Les mèches sont allumées. Attention, ça va péter.