L’empreinte énergétique des forces françaises engagées en opérations à l’étranger est essentiellement liée à la consommation de carburants (1) nécessaires à la mobilité des forces mais surtout à la production d’énergie électrique (2). Elle est rarement prise en compte dans la planification et la conduite des opérations. Pour les chefs militaires du niveau opératif dont le cœur de métier réside naturellement dans "l’opérationnel" pur c'est-à-dire l’action en elle même, la consommation d’énergie des forces apparaît comme une donnée trop souvent secondaire qui resterait l’affaire de logisticiens spécialisés.
Pourtant, l’expérience de nos opérations à l’étranger montre que l’autonomie énergétique d’une force reste…