une europe kosovare

Publié le 18 février 2012 par Hoplite

« Les violentes révoltes en France en novembre 2005 dans les villes et banlieues à forte implantation extra-européenne ont souligné l’impasse dans laquelle notre pays se trouve. La présence de populations issues des continents africain et asiatique dont les cultures se révèlent indigestes à la civilisation française comme à toutes les civilisations des pays européens confirme clairement que nous sommes à l’aube de l’émergence d’une europe tribale. Les destructions matérielles et la mort de français innocents ne sont que l’arbre qui cache la forêt. En effet, les véritables maux qui s’annoncent  sont en réalité l’instauration d’une multitude d’entité territoriales politiques autonomes puis indépendantes, sortes de « Kosovo-bis », partout en Europe et permettant à ces populations non européennes de faire véritablement souche. La promotion du régionalisme (chartes de l’autonomie locale et régionale) et du communautarisme ethno-linguistique (chartes des langues régionales ou minoritaires et convention-cadre pour la protection des minorités) via la construction européenne ne concerne, pour l’instant, que les Basques, les Catalans ou les Flamands, mais s’appliquera, tôt ou tard, aux populations extra-européennes. En effet, dans le cadre de la non discrimination, ces populations vont exiger une extension en leur faveur de ces droits politiques, culturels, linguistiques et religieux. Une ville comme Roubaix qui compte environ 50% d’habitants non-européens, pourcentage qui va croissant, verra ces populations exiger l’application de leur langue (pourquoi parler le français à la poste, par exemple, quand la majorité des interlocuteurs est issue d’Afrique du Nord), de leurs coutumes, de leurs droits religieux à l’école, dans les services administratifs et dans la vie politique de la cité. Tous les documents européens, ou plus exactement germano-européens seront un excellent tremplin permettant un enracinement complet de tous ces nouveaux groupes ethniques.

Cette évolution a été remarquée par un spécialiste iranien et expert des affaires proche-orientales, Amir, Taheri. Dans un article paru dans le journal autrichien Der Standard (09/11/2005), ce spécialiste a su tracer l’évolution peu glorieuse qui nous attend Nous présentons les passages clefs de cet article : « Les français se félicitent souvent du succès de leur politique assimilatrice qui poursuit l’objectif de faire des immigrants de véritables français et cela, si possible, en l’espace d’une génération (…). Mais cette assimilation ne fonctionne plus. Les islamistes radicaux cherchent à répandre leur message d’apartheid religieux et culturel. Certains exigent même une réorganisation  de chaque territoire sur la base du système du « Millet » propre à l’empire Ottoman. Au sein de ce régime, , chaque communauté religieuse est transformée en Millet à qui on concède le droit d’harmoniser son organisation culturelle est sociale avec ses croyances. Dans certaines zones du territoire français, le système du Millet est entré en vigueur de facto. Dans ces territoires, les femmes sont obligées de porter le « hijab » islamique tandis que les hommes se laissent pousser la barbe. Les radicaux islamistes agissent de telle manière que les français propriétaires de commerces vendant du vin, des alcools et de la viande de porc s’en vont tandis que les « lieux de perdition » comme les discothèques, les cinémas et les théâtres sont fermés. Dans certains cas, ils se sont infiltrés dans l’administration de districts où ils ont pris le contrôle. Un journaliste qui était la semaine dernière à Clichy et dans les environs de villes comme Bondy, Aulnay-sous-bois et Bobigny entendait un seul et même message : « Les autorités françaises doivent partir ! Nous voulons seulement avoir la paix » comme le dit Mouloud Dhamani, un des « émirs » locaux. Il est aussi un des négociateurs qui doit convaincre les français que la police doit se retirer (…). Il est particulièrement manifeste qu’une grande partie des musulmans de France refuse d’adopter « la culture supérieure française » mais est convaincue que seul l’islam représente le meilleur idéal de vie. Quelle est la solution ? Une voie proposée par Gilles Kepel, un des conseillers de Jacques Chirac en matière d’islam, est de créer de « nouvelles Andalousies » au sein desquelles les chrétiens et les musulmans vivraient côte à côte ce qui conduirait à créer une « synthèse culturelle ». Le problème posé par la proposition de Kepel est que le point important de l’autorité politique n’est pas abordé : Qui gouvernerait ces « nouvelles Andalousies », les musulmans ou les français largement sécularisés ? »

A moins d’un évènement miraculeux modifiant radicalement le donne, les états européens connaitront un « processus à la Kosovo ». Cette province véritable foyer politique, culturel et religieux serbe est sur la voie inéluctable de l’indépendance car peuplée majoritairement de musulmans riches en enfants qui ont méthodiquement occupé le terrain tandis que les Serbes fidèles à la famille avec un ou deux rejetons ont vu leur poids démographique s’effondrer. La raison du plus fort est toujours la meilleure, comme se plaisait à le dire Jean de La Fontaine. C’est ce qui attend désormais tous les pays européens. La ratification progressive de tous les textes germano-européens en faveur de la régionalisation et de la reconnaissance du principe ethniciste ne rendra service que sur une courte période aux Catalans, Basques ou Hongrois de Roumanie pauvres en enfants. Sur le long terme, entretenus par une démographie plus vigoureuse et nourris de l’apport extérieur et régulier de l’immigration, les véritables gagnants de l’Europe ethniciste sont les populations non-européennes.

Pierre Hillard, La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, 2007.