La chronique du roman "Les chroniques de Mackayla Lane , T5: Fièvre d'ombres" de Karen Marie Moning

Par Fangtasia

« RIEN N’EST AU-DELÀ DE MES CAPACITÉS. JE SUIS TOUT.

Vous êtes un livre. Des pages avec une reliure. Vous n’êtes pas né. Vous ne vivez pas.

JE NE CONNAIS PAS LA PEUR.

Que voulez-vous de moi ?

OUVRE LES YEUX. VOIS-MOI. VOIS-TOI.

Mes yeux sont ouverts. Je suis le bien. Vous êtes le mal. »

Conversation avec le Sinsar Dubh.

Mon avis :

Ce livre est... une BOMBE !!!!!

Karen nous fait passer par tous les sentiments que l’être humain peut ressentir. On se sent possédé puis dépossédé de ce que nous tenions pour acquis dans cette saga. Mais nous l’apprenons à nos dépens et nous nous efforçons de retenir ces leçons durement acquises. Mais cela n’est pas possible lorsque nous touchons du doigt cet univers si parfait de Karen. Nous tombons inexorablement dans les mêmes pièges sans s’en rendre compte. Voilà ce qui est le plus troublant et le plus fantastique dans cette épopée des aventures de MacKayla

Karen nous leurre, nous charme, et plusieurs pages après cette certitude d’avoir trouvé les réponses tant attendu, tout s’écroule… Notre conviction est chamboulée, piétinée ouvertement par cette auteure de talent. Rien n’est acquis et tout n’est qu’illusion entre ses mains et son imagination. Nous sommes ballotés tel un navire sur des flots troublés. Et même à la toute dernière page, nous sommes sûrs de rien. Nous restons en suspens au point final du récit, en attente d’un événement qui permettrait de rajouter quelques lignes supplémentaires à cette histoire épique. J’ai dû fermer ce livre à contrecœur en essayant de brider mon inextinguible soif de savoir.

Nous laissons aussi derrière nous, des personnages forts, puissants, troublants et envoûtants. Je n’ai pas assez de qualificatifs pour décrire le potentiel de tels protagonistes qui nous ont bercés d’envies et de frustrations. Nous voulons garder dans une pièce fermée l’image irréelle de certains d’entre eux afin de les conserver à tout jamais dans le secret de notre âme. Karen nous a marqués au fer rouge avec ses personnages qui couvrent un large éventail de goûts. Nous sommes faibles mais notre humanité nous permet d’apprécier tant de beauté et de sensualité. Nous sommes ce que nous sommes… Le bien, le mal… Tout est une question de choix et de volonté, n’est-ce pas Karen ?

Le livre se décline sous forme de 5 parties qui s’emboîtent à merveille. Chacune d’elles relate des faits très précis qui nous permettront d’approfondir certains points essentiels au bon déroulement du récit. Nous attaquons l’histoire immédiatement après le tome 4 : Fièvre Fatale. Nous avons l’impression de n’avoir quitté Mac que quelques secondes depuis notre dernière rencontre. Je sais qu’une question vous taraude depuis un moment : A-t-elle tué Barrons ? Et vous pensez que je vais vous répondre… Ce serait une grave erreur de ma part car je préfère laisser planer le mystère si bien entretenu par Karen. Cette saga monte en puissance au fil des tomes et ce dernier opus confirme cette ascension fulgurante. C’est un bouquet final digne de cette auteure. Une conclusion telle que je l’attendais mais est-ce vraiment la fin ?

Pour conclure, je vous dirai de faire attention aux mines piégées savamment disposées sur votre chemin par Karen, car lorsque vous en toucherez une, vous serez dévasté et laissé pour mort… Enfin presque !!!

Éditeur : j’ai lu

 – Parution : 15 février 2012 

– Broché : 887 pages 

– Prix : 12.00 euros


écrit par Pearl