Le Dr. Sharon Toker de la TAU et le Dr Michal Biron de l'Université de Haïfa montrent que les employés qui ont trouvé le temps de s'engager dans une activité physique ont moins de risque d'éprouver une dégradation de leur santé mentale, les symptômes du burnout et de la dépression. Les meilleures évaluations correspondent à des durées de pratique de l'exercice physique d'environ 4 heures par semaine. Alors, les employés ont un risque deux fois moindre de burn out ou autre stress au travail.
Plus on « pratique», moins le risque de stress est élevé : L'étude a évalué les états personnel, professionnel et psychologique de 1.632 employés en bonne santé des secteurs public et privé. Les participants ont rempli des questionnaires et passé 3 visites médicales de routine sur une période de suivi de 9 ans. L'augmentation de la prévalence de la dépression entraîne une augmentation de l'épuisement professionnel au fil du temps, et vice-versa. Mais lorsque les chercheurs examinent les niveaux d'activité physique des participants, ils constatent,
· que les taux de dépression et d'épuisement sont significativement plus élevés parmi ceux qui ne pratiquent pas d'activité physique régulière.
· Plus les participants « pratiquent », moins leur risque est élevé.
· Avec minimum de 150 minutes par semaine d'activité physique, les bénéfices sur le mental commencent à se faire sentir.
· Quant à ceux qui se livrent à 240 minutes d'activité physique ou plus, l'impact de l'épuisement professionnel et de la dépression est quasiment inexistant.
Alors, lorsque l'organisation du travail ne peut évoluer, en cas de stress, nous sommes invités, par les auteurs, à nous tourner vers une activité physique qui sera un bon outil de gestion efficace du stress: 150 mn par semaine suffisent
Source: Journal of Applied Psychology via Eurekalert (AAAS) et TAU «Burning Calories at the Gym Avoids Burnout at Work”
(Visuels INRS, Roche, vignette TAU)
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